Plus on pédale moins vite, moins on avance plus vite!

Wednesday, February 5, 2014

Over The Hills & Far Away

Lorsque j'ai tourné la page sur la saison 2013, ça m'a pris un petit moment avant d'entreprendre un nouvel ouvrage. Car après une saison d'adaptation en senior, place à la session d'adaptation à l'université. À l'opposé de son homologue cycliste, ce nouveau passage scolaire n'avait absolument rien de bon. Si en fait, j'ai compris à-travers mes cours de comptabilité pourquoi ma paye n'était jamais exacte. DAS (déduction à la source). Mais après le gouvernement te le redonne. Bref, mon expérience au HEC m'a bien appris une chose: l'administration/finance/comptabilité, ce n'est pas pour moi.

Le vélo a donc été mis en suspens un peu au profit de ma survie scolaire. Je me suis toujours retrouvé dans des programmes scolaires dans lesquels j'avais certaines affinités me permettant de couper un peu dans le temps d'étude pour le réinvestir dans les heures d'entraînement. Au HEC, pas possible. À-travers l'automne je me suis tenu en forme: quelques sorties sur route, plusieurs sorties en vélo de montagne, de la course à pieds et de la randonnée pédestre. Lorsque le moment de vraiment reprendre le vélo en novembre est arrivé, j'étais en fin de session. Reprise retardée. Quelques entraînements sur Computrainer question de rester en touche avec le vélo, mais peu de volume. J'ai donc officiellement lancé ma saison 2014 en janvier. J'ai fais un trait définitif sur mon projet de HEC, je prends l'hiver off pour me recentrer sur le vélo et je me réessaye dans un autre programme à l'automne 2014. Depuis le 1er j'en bave. J'ai jamais roulé aussi longtemps/souvent sur le Computrainer. Pour dire, j'ai déjà des irritations de selle nécessitant une importante quantité de crème à chamois.

Je continuerai les séances sur Computrainer jusqu'à la fin février après quoi je quitterai pour mon Midi-Pyrénées chéri pour une durée de 3 semaines. J'y serai du 28 février au 21 mars. Durant cette période je multiplierai les longues sorties (3-5h) pour me bâtir une bonne base d'endurance pour la saison, en plus de prendre part à deux courses. Après le travail en puissance sur Computrainer, il sera important de maximiser l'endurance afin d'arriver prêt au Tour of the Battenkill le 6 avril.

Prêt à Battenkill oui, mais mes objectifs sont beaucoup plus tard en saison. En effet, le mois de juin sera rayé d'une grande croix rouge sur mon calendrier. En juin on retrouve cette année: le GP de Saguenay (UCI), le Tour de Beauce (UCI), le Tour de Québec, ainsi que les Championnats canadiens sur route. Ce sera un très gros mois et je compte bien être prêt physiquement. L'an dernier j'avais eu un hiver compliqué et j'ai quand même peaké en juin avec une bonne prestation à la Coupe des Nations. Je suis un peu passé à côté de mes Canadiens en raison d'un bris mécanique, mais j'étais prêt. Cette année, il n'y aura pas d'excuses...sauf s'ils ne patchent pas les trous sur le trajet de la course sur route!

Pour le moment c'est un peu stressant. Mon hiver d'entraînement a commencé tard, donc j'ai peur de manquer de temps, même si je travaille fort dans mon sous-sol. Pour ce qui est de l'école, j'ai bien hâte d'avoir des réponses de mes demandes d'admission. Ne pas aller à l'école cet hiver semblait une bonne option. C'est vraiment cool...mais après deux semaines ça commence à faire son temps. J'ai donc bien hâte au mois d'avril où je pourrai confirmer ma forme, en plus de recevoir des réponses d'universités. Plein de naïveté, j'ai déjà demandé à Pierre si c'était mieux pour le vélo de prendre une session off et se concentrer sur le sport à 100%. Il m'a répondu: «Tu seras malheureux si tu vas pas à l'école. Tu seras donc pas plus performant sur le vélo.» Il avait raison. Oui, je fais maintenant un volume d'entraînement plus important que d'habitude, mais ne faire que du vélo dans son sous-sol, ça peut devenir lourd. Et malheureusement je n'ai pas les ressources financières nécessaires pour faire plusieurs camps dans le sud. L'hiver, j'ai un travail qui me lie à Montréal et qui me permet de payer pour la saison cycliste. La conciliation sport-études n'est pas seulement «faisable»; elle est bénéfique et nécessaire. Surtout au Québec. Félicitations à ceux qui l'ont compris, désolé pour les autres...

Tuesday, January 28, 2014

2013

Sans grande surprise, cette première saison dans les rangs seniors fut une transition houleuse vers les grandes ligues. Des hauts et des bas, mais dans l'ensemble je suis satisfait de la dernière saison 2013.

Je ne cacherai pas que j'avais un certain stress au départ du Tour of the Battenkill, la première course de la saison. Gros hiver à l'école, court stage d'entraînement tard en saison, je ne savais pas vraiment où en était ma forme. J'ai rapidement réalisé que la marche n'était pas si haute, pour juste suivre la course. Dans les premières courses de la saison, je me suis contenté d'observer, de travailler et de comprendre la game. Au GP de Gatineau, j'étais mal dès le début de la course, puis les sensations sont revenus. Au terme d'une course à élimination remplie de rebondissements, je me retrouve dans l'échappée de quatre coureurs à 20km de l'arrivée avec les plus grosses pointures du peloton. J'ai pris le 4e rang. J'ai bâti ma confiance et ma forme là-dessus.

Premier grand rendez-vous de la saison: Coupe des Nations U23 à Saguenay. L'élite de la relève mondiale chez nous. Grosse commande. Tous ceux qui ont bien fait à Saguenay ont signé World Tour en fin de saison. Allez Fred, tu peux battre ces gars là! Les battre non, mais me battre oui. Après 3 tours de la première étape notre alignement était déjà réduit de moitié. Le début de course le plus dur que j'ai fait de ma vie. Les Colombiens flinguaient à un rythme de fou. J'ai réussi à m'accrocher au peloton principal. Et ce fut ainsi durant les 3 étapes. J'ai fini dans les soixante au classement général. Rien d'impressionnant. Mais compte tenu qu'il s'agissait de ma première année dans les rangs U23 et que j'ai été capable quand même de faire la course, je me dis que d'ici 4 ans je serai en mesure de la faire et non de la subir. Ce fut une réussite au niveau personnel et bien qu'elle soit haute, la barre est placée. Je connais le niveau que je dois atteindre.

Fort de cette deuxième satisfaction, je me suis dirigé vers les championnats canadiens sur route. Un seul objectif: accrocher la première échappée et advienne que pourra. Dès le début de la course je me suis placé bien à l'avant et je suivais tous les coups frénétiquement. Lorsque je regardais autour de moi je voyais des maillots FDJ, Cannondale, Accent-Wanty, Champion System. Je me demandais ce que je faisais là. Un Champion System lance une attaque. Je suis complètement cramé. Il se prend un énorme trou, ses deux boyaux explosent, mon guidon tourne dans ma potence, pas moyen de tenir le guidon. Arrêt sur le bord de la route pour tout arranger, départ 1min30 plus tard alors que le peloton roulait à un rythme de malade. Course terminée. J'espérais beaucoup de cet événement, et ça a été un coup dur sur le moral.

Deux semaines en France avec la famille et les amis à faire de longues rides pour le plaisir et préparer la deuxième moitié de saison.

La deuxième moitié de saison ne fut pas telle qu'espérée non plus. Quelques bonnes courses, des tentatives d'échappée, mais jamais vraiment dans le coup. Au final, je retiens plusieurs bonnes choses de la saison 2013 qui me permettront d'avancer vers 2014.

Wednesday, September 18, 2013

Easton EC90 2013 à vendre

Excellentes conditions, très peu roulées cette saison. Viennent avec 2 boyaux collés et les quick-releases. Valeur à neuf: 2300 + taxes. Compatible Shimano/Sram. Je les vends 1200$.

Thursday, December 13, 2012

Plans 2013 et remerciements

10h20, café sur mon bureau. Dehors, petite accumulation de neige au sol, -5 degrés. Ça fait déjà quelques semaines que mon vélo est installé sur le computrainer, après avoir étiré les sorties du samedi matin au froid le plus longtemps possible. Étrangement, moi qui d'habitude déteste le computrainer et la muscu, j'y tire un certain plaisir cette saison ci. Une certaine motivation peut-être...

En effet, ce qui me motive c'est la saison 2013. Tel que plus ou moins officiellement annoncé, je courrai l'an prochain pour Ekoï/Devinci pro cycling team. Pour ceux qui ne connaissent pas, il s'agit d'une équipe québécoise détenant une licence UCI continentale, la 3e division de niveau professionnel en cyclisme. C'est une équipe qui me permettra de rouler à un très bon niveau, tout en pouvant rester à Montréal, afin de terminer, en mai, mon diplôme d'études collégiales, et de rentrer à l'université en automne prochain. Ensuite on verra. Dur de faire des prédictions à long terme avec le vélo dans sa vie. Pour la saison prochaine, ce sera compliqué d'être au top en avril en raison de l'école, mais une bonne préparation hivernale me placera dans des conditions optimales afin de mettre toute la gomme à partir du 15 mai. Je ferai un gros bloc d'entraînement de mi-mai à mi-juin pour pouvoir prendre part à de plus grosses courses en milieu-fin de saison. J'ai un petit projet pour cette période, mais étant loin d'être officiel, je ne veux pas m'avancer d'avantage. Bref, je crois que l'an prochain sera une super saison d'introduction au niveau espoir et j'espère pouvoir engranger un maximum de connaissances et prendre du niveau dans ma nouvelle équipe, afin d'être compétitif dans les années à venir. On m'a toujours dit que j'étais fort sur les courses dures, à l'usure, là où ça comptait. Mieux vaut s'y faire, parce que j'ai de la difficulté à envisager une course facile l'an prochain. Ceci dit, je serai prêt.

Je suis fier de plusieurs choses au niveaux sportif, mental et émotionnel en 2012. D'abord, Amqui. Avant la course, pendant que tout le monde se la coulait douce près du départ, moi j'étais assis dans la valise d'auto, pensif, craintif, comme si je n'avais jamais fait de vélo de ma vie. C'était le premier vrai test en montagne, un terrain que j'affectionne beaucoup et j'avais peur de tout foutre en l'air. Au final, je fais 3e après une course comportant son lot d'erreurs. Je suis content d'avoir pu trouver la confiance cette journée là. Ensuite, tout mon stage en France, où même en ayant abandonné 4 courses de suite, je n'ai jamais perdu le moral pour finalement faire de bons résultats sur des courses de gros niveau. Je ne me souviens pas avoir creusé aussi profond pour trouver la force de continuer quand le coeur arrachait. Sinon, je suis fier de ma discipline à Green Mountain Stage Race. Après un prologue décevant, je ne sentais pas que j'étais optimal sur le vélo, je suis donc rentré en derrière voiture jusqu'au condo, afin de mettre mes jambes dans le coup. Chaque soir, je faisait une longue décompression sur le rouleau, m'hydratais au maximum, m'étirais souvent, je ne voulais rien laisser au hasard. Avant la décisive 3e étape, je suis allé reconnaître kilomètre par kilomètre l'interminable App Gap et le, non pas moins difficile, Baby Gap. Je crois que c'est cette discipline qui m'a permis de passer de la 25e position au général jusqu'au pied du podium, à seulement 10 secondes. Durant ces quatres jours, j'ai été dans une bulle impénétrable et j'avais la tête à la bonne place. Je me dois de remercier également ma famille qui m'a épaulé toute la fin de semaine, étant le seul participant de mon équipe. L'écurie Cossette a encore une fois répondu à l'appel avec un traitement impeccable de sa monoplace, autant au niveau des ravitos, des repérages, qu'à la préparation de bons petits plats avant et après les courses. Super fin de semaine pour finir la saison.

Maintenant, place aux remerciements. Un coureur cycliste n'est que le produit fini d'un énorme travail de coaching, support, commandite, etc. Beaucoup de gens se cache derrière le coureur et méritent leur part du gâteau. Voici mes remerciements:

Patrick Gauthier, Claude Pinard, tous les commanditaires de l'équipe et tous mes coéquipiers chez Spidertech p/b Powerwatts, et plus particulièrement Marc-Antoine Noël et Lambert Gatineau, les 3 mousquetaires qui sont restés en un seul morceau jusqu'à la fin. Merci d'avoir fait de cette saison un réussite pour une deuxième année consécutive. Une autre preuve que plaisir + fraternité + préparation = réussite.

Pierre Hutsebaut, mon entraîneur depuis plusieurs années maintenant. Même si des fois je rage contre les entraînements, au final ça paye tout le temps. Merci pour tout.

Michel Frostin, Thierry Bédard et tous les coéquipiers du GSC Blagnac: Thibault Landes, Clément et Simon Dulot, Jean Goubert, Florian Da Silva, Daniel Junon, Rubens Tell, Cédric Stempel, Damien Polloni, Axel Lopez, Jérémy et Jason Rieu-Patey, et toute la DN. J'espère que je n'oublie personne. Merci spécial à Axel et Arnold Crochard et Philippe Morreau, mes partenaires d'entraînement de St-Étienne-de-Tulmont. Le St-Étienne-de-Tulmont/Crochard bike pro cycling c'est pour bientôt. Merci à tous de m'avoir permis de vivre cette expérience incroyable.

Pascal Choquette et l'Équipe du Québec pour les Championnats canadiens: Elliott Doyle, Olivier Miclette, Yohan Patry, Olivier Hokmi, Olivier Brisebois, David Drouin. Personnellement et collectivement, ça n'a pas été les championnats espérés, mais ce fut encore une belle expérience.

Samir, éternel confident et mécano since 2004. Merci de travailler sur mon vélo même quand j'arrive dernière minute avant une course, sans appeler. Pour tout travail de mécanique Atelier Mon Vélo, coin Parc et Villeneuve à Montréal.

Merci à Juan Marco et Stéphane Tremblay de Ekoï/Devinci de me faire confiance pour la saison 2013.

Tous ceux qui ont contribué de près ou de loin au succès de cette saison. Simplement, tous ceux qui ont su me dire le bon mot, au bon moment. En vélo, c'est beaucoup dans la tête que ça se passe.

Finalement, un ÉNORME merci à ma famille proche ou éloignée. Mes grand-parents, oncles et tantes pour m'avoir amené aux courses en France, et surtout pour m'avoir accueilli chez eux durant tout ce temps pour me permettre de vivre l'expérience la plus importante de ma jeune vie. Gangan, Sigismond, Annick et Jacques, MERCI. Ensuite merci à mes parents et à mon frère Arnaud pour avoir pris le relais, et pour m'avoir supporté durant toute la saison. Surtout Arnaud, qui m'a fait mes ravitos en France et à GMSR. Je te suis reconnaissant de ne pas m'avoir donné des bidons de pisse, même lorsque je te disais: «On fait 50 km sur le plat tranquille.» et que l'on finissait avec 90km dans les bosses à bloc. MERCI pour tout. J'ai mieux compris George Hincapie, cette année, lorsqu'il dit dans son documentaire «Cycling really kept our family together.»

Je dois oublier certains remerciements, ils seront rajoutés au fur et à mesure, mais sachez que je vous suis infiniment reconnaissant.

Maintenant, place à 2013.

Friday, November 16, 2012

Retour sur la saison 2012

J'ai peu utilisé mon blog cette été à partir du mois de juin. Ma préparation pour les championnats canadiens, ainsi que les préparatifs de départ pour la France me tenait bien occupés, avec le facteur paresse qui entrait également en ligne de compte. Je vais donc profiter du présent billet pour faire un survol de ma saison de courses 2012.

Commençons par où nous nous étions laissé: Championnats canadiens sur route au Lac-Mégantic. Ma préparation, comme la plupart des coureurs juniors, avait ce championnat comme épicentre de la saison. C'est donc avec l'Équipe du Québec, en raison de mes résultats constants en début de saison, que je me suis dirigé au Lac-Mégantic. J'avais déjà repéré les circuits, tel que décrit dans un article précédent. Dans mon chalet, j'étais hébergé avec mon vieux partenaire de route, Yohan Patry. Notre amour pour les potins cyclistes et le vieux rock rendaient les conversations relativement profondes en contenu. La première épreuve était un contre-la-montre individuel: ma faiblesse, mais la force de Yohan. La veille on en parle beaucoup, Yohan a beaucoup de pression ayant terminé 3e l'an dernier. Le parcours est particulier: deux aller-retours contenant une bosse de 2km chaque, pour un total de 30km. Je pars conservateur, 30km c'est long quand t'es sec dans le premier 10km. Dans le dernier retour je mets toute la gomme dans la bosse et j'écrase fort les pédales jusqu'à les entendre crier. À la ligne je suis satisfait de ma performance, sans connaître le résultat. Je termine 20e, et je me compare bien avec les comparables. par exemple ceux qui me mettent environ 1 minutes sur 15km, m'ont mis le même temps, mais sur 30. J'en conclus donc que c'était un bon chrono et que plus c'est long et dur, plus je suis là, comme d'habitude. Yohan termine 5e, un peu déçu et Marc-Antoine Soucy d'IAMGOLD crée la surprise en prenant une impressionante 2e place. Nous avons profiter de la journée de repos pour se baigner dans le Lac-Mégantic et décompressé un peu avec les copains de l'équipe.

Deuxième épreuve, course sur route. À mon tour d'être stressé. Depuis ma 3e place de l'an dernier, j'y ai beaucoup pensé, je me suis mis beaucoup de pression. Sans vouloir entré dans les détails de la course, j'ai couru de manière conservatrice, intimidée, la queue entre les jambes comme un gars qui ne veut pas faire d'erreur. En ne faisant rien, tu ne fais pas d'erreurs...mais tu ne récoltes pas de succès non plus. Je termine dans un deuxième groupe en 13e position. Brandon Etzl, mon coéquipier chez Spidertech/Powerwatts prend une belle deuxième place. Déçu, oui, mais la saison ne se limite pas qu'à une seule course, on passe à autre chose. Prochaine étape, le critérium.

Avant le critérium, je suis super motivé. S'il faut que je finisse en hyperventilation, soit. J'allais tout faire pour la victoire ou rien, dans un type de course que je n'affectionne pas particulièrement. Gros réchauffement. La course part, j'attaque aussi tôt. Je me fait reprendre, je repars deux tours plus tard. Cette fois-ci j'amène Brandon, Lambert, Perry et Ellsay avec moi. Le gratin cycliste canadien était là. On était encore tôt dans la course, le peloton était frais ça revient. Je me repose un peu, je repars en solo encore plusieurs fois. Derrière, je sauve les énergies de l'équipe du Qc en mettant toute la pression sur les autres provinces pour chasser. Au final, je suis complètement brûlé et ne peut participer au train qui lancera Elliott Doyle vers la victoire, alors que je rentrerai au sein du peloton, le bras en l'air avec les autres coéquipiers.

Le lendemain des championnats, j'étais dans l'avion, direction Aéroport Toulouse-Blagnac avec ma tante, mon oncle et ma cousine, pour aller passer un 7 semaine de stage chez ma grand-mère à Montauban. J'allais joindre les rangs du GSC Blagnac, équipe reconnue qui a formé des champions comme Jalabert, Moncoutié, Portal, Kadri, Loubet et Sicard. Tout les matins je me réveillais dans un décor enchanteur de la campagne midi-pyrénéenne, et la seule chose à laquelle je devais penser c'était enfourcher le vélo et aller dévorer de superbes routes. J'avais, dans l'équipe, deux coéquipiers, les frères Crochard qui vivaient dans le village voisin et avec qui j'allais beaucoup rouler. S'ajoutait à notre groupe, Philippe Morreau, seul représentant de l'Avenir Cycliste Nègrepelissien. J'ai su plus tard que sa famille était originaire de Nègrepelisse et qu'il s'agissait d'une grande famille de vélo du Tarn-et-Garonne, avec notamment une tante plusieurs fois décorées championne de France sur piste, et championne du monde du Scratch si ma mémoire est exacte. Donc, je partais en vélo tôt le matin, je revenais peu avant le dîner, religieusement fixé à midi, heure de Tout le monde veut prendre sa place, jeu télévisé animé par Nagui que j'ai adoré, et que j'écoute encore maintenant ici sur TV5. Ensuite, le restant de ma journée, je la passais à lire, à écouter des séries ou à jouer avec les chiens de mes grand-parents. Parlons courses maintenant. Ma première course était le lendemain de mon arrivée. Pas le temps de niaiser comme dirait l'autre. Je me suis donc présenté seul à St-Juéry. J'attendais sur le bord de la route avec mes roues de course dans les mains. Je cherche des yeux ce qui pourrait ressembler à mon coach, mon équipe... Finalement je repère la voiture du GSC, pilotée par Thierry Bédard, directeur sportif des juniors, et qui transportait également Daniel et Rubens, les deux coureurs guadeloupéens de l'équipe. Je dois avouer que j'ai dû sortir mes rudiments de créole à quelques reprises lorsque les trois parlaient créole dans LA Renault Mégane. Je fus présenté à mes coéquipiers: Daniel Junon, Rubens Tell, Florian Da Silva, Jean Goubert, Simon Dulot, Cédric Stempel et Thibault Landes. Je suis un peu stressé avant la course. D'abord je ne connais pas le niveau, ensuite, j'étais sur le décalage horaire, sans compter qu'il s'agissait d'une nocturne. Nocturne: critérium dans rues étroites avec départ à 21h30 et peu d'éclairage. Je suis appelé dernier sur la ligne. Ça me prend quelques tours pour revenir à l'avant, mais sans trop d'effort. À l'avant, je demande la situation de course à Cédric: 4 coureurs en échappée, deux de Blagnac. Ça attaque, je sors. Nous sommes deux en chasse. Je ne prend pas un relais. Tout le monde était irrité de mon manque de coopération, car je n'avais pas encore mon maillot de Blagnac et j'avais donc l'air d'une race de cycliste peu apprécié dans le milieu: les profiteurs. Nous nous faisons reprendre et au final je prend une 11e place au sprint. L'échappée se rend, nous faison 1er et 3e.

La suite de mes courses en France furent en dents de scie. Après St-Juéry, j'ai abandonné 4 courses en ligne. Je ne perdais cependant pas la motivation, car s'entraîner dans les environs de Montauban avec Philippe et les frères Crochard était extrêmement plaisant...et je m'affûtais à vue d'oeil. Je pensais prendre une petite coupure pour aller visiter mon cousin à Paris à la lumière de mes mauvaises course. J'ai décidé de me donner une dernière chance. Et les résultats sont apparus. En France, la catégorie dans laquelle je courrais était 23J. Si on compare avec ici, c'est un peu comme senior 1-2 moins les gros gros canons, plus les seniors 3 et les juniors. Dans les courses suivantes je fais coup sur coup 2e et 1er junior, 6e et 5e overall. J'ai aussi pris part à des courses 123J. La 1re catégorie consiste en la division nationale. La DN c'est un peu du semi-pro. Les équipes DN sont comparables à des continentales, et courent sur de grosses courses. Ma plus grosse course, GP Mujica de Boulogne-sur-Gesse s'est bien déroulé. La DN complète de Blagnac était présente, car nous courrions dans le village de Julien Loubet, vainqueur en 2011, et participant de plusieurs grands tours. Il a passé les 6 dernières années chez AG2R. Bref, le niveau était très relevé, et le parcours difficile. Au final, je termine 14e, dans la roue de Tomohiro Kinoshita, champion d'Asie U23, en 1re place chez les juniors et les 2e et 3e catégorie. Les résultats vous diront que j'ai fait 28e, mais les officiels m'ont placé comme doublé, alors que j'étais dans le même tour que le peloton. Trop de primes de courses, pas assez de commissaires pour scruter le développement de la course malheureusement.

Ce que je retire de mon stage à Blagnac: beaucoup de plaisir, une prise de niveau incroyable et des rencontres avec des gens formidables, qui comme moi, partagent cette passion cycliste. Merci au GSC Blagnac, à tous les coureurs du MPY, ainsi qu'à ma famille, grand-parents, tante et oncle qui m'ont amené aux courses et qui ont vécu avec moi ce grand périple. De tout coeur, MERCI.

L'article commence à se faire long, et je sens vos yeux avoir envie de faire autre chose que de me lire. Il est présentement 0h40 et c'est le seul moment que j'ai trouvé dans ma semaine pour mettre mon blog à jour.

En revenant au Québec, j'ai pris part au Championnat québécois. J'étais plein de confiance en mes moyens, et je savais que je pouvais endurer n'importe quoi. J'ai couru très agressivement et au final nous finissons à 8 coureurs, 9 minutes devant le peloton et je prend la 3e position. J'avais ce qu'il fallait pour gagner, mais j'ai tactiquement mal joué mon sprint et Elliott Doyle s'est accroché toute la course pour venir nous imposer sa médecine au sprint.

Semaine suivant, Green Mountain Stage Race. Horrible prologue. 24e 1min22 en arrière du meneur. Le lendemain dans la courte 2e étape, je tente de sprinter pour les primes, mais je ne peux faire mieux que 11e. Dans la mythique étape du App Gap de 112km, j'attaque après 2 kilomètres. Nous partons à 6 coureurs, dont deux de la réputée équipe américaine Hottubes. Après le premier KOM au kilomètre 60, le peloton nous talonne. Nous larguons 3 coureurs, ne reste plus que les deux Hottubes et moi. Nous rejoigne, Jake King (Hottubes), petit frère du champion américain 2011 chez Radio Shack, Ben King, ainsi que Hugh Carthy, membre de la sélection britannique pour les championnats du monde junior. On attaque le mythique App Gap avec environ 2min30 d'avance. Nous larguons Curtis de l'échappée initiale dans les préliminaire de la montée. Lorsque nous attaquons les derniers cinq kilomètres à 15%, Carthy attaque. King accroche puis lâche. Moi je suis un peu crevé et je sais qu'il reste longtemps à grimper, donc je prend mon rythme et je lâche O'Donnell, un autre HT de l'échappée initiale. Je prend la 3e position et je passe de la 25e à la 4e position au classement général, à 10 secondes du podium. Je suis d'autant plus satisfait, car j'ai été le seul coureur de l'échappée initiale à résister au retour de la chasse. Le lendemain, il y avait un critérium à Burlington. Il y avait 31 secondes de boni à aller chercher, suffisamment pour que je puisse monter sur le podium au général. Mais la course de la veille avait creusée. J'étais complètement vidé et je bataillais pour ma survie. Je resterai donc 4e au général, derrière tout de même des coureurs de grande classe. Le Québec a fait belle figure au Vermont avec Ben Chartrand, vainqueur de la 2e étape et porteur du maillot vert pour deux étapes, ainsi qu'Olivier Miclette qui aurait dû se trouver dans le top 5 au général avec moi, si ça n'avait pas été d'une ridicule pénalité de 2 minutes. Bref, vraiment un super weekend pour clore la saison.

En conclusion, je crois vraiment avoir franchi un cap cette année dans ma meilleure saison cycliste et l'une des plus amusantes que j'ai courue. Aucun obstacle n'est venu déranger ma préparation à aucun moment dans la saison et j'en suis extrêmement satisfait.

Prochain article bientôt, afin d'exposer mes plans pour l'année prochaine, ainsi que les remerciements à ceux qui ont rendu cette saison possible.

N.B.: Fautes d’orthographe évidentes, je m'en excuse, j'étais fatigué.

Thursday, June 14, 2012

GP de Charlevoix

Reconnu par certains comme la course la plus dure au Canada, le GP de Charlevoix se déroulait durant la fin de semaine du 2-3 juin. Un contre-la-montre le samedi matin, suivi d'un critérium urbain en soirée, puis une course sur route des plus exigeantes le dimanche.

Au chrono, j'avais un bon lapin et un autre en arrière. Olivier Hokmi, en arrière, avait terminé dans la même seconde que moi à Granby, mais je savais qu'il était plus rapide que moi au contre-la-montre. S'il me passait, je devais le garder en vue le plus longtemps possible. Sinon, il s'agissait d'un parcours de 15km tout en explosion. Après 4km, je rattrape mon lapin de devant. Après 6km, je me fais reprendre par Hokmi, mais je le garde en vue jusqu'à la fin pour finir exactement 30 secondes en arrière de lui. Ce temps me place en 9e position. Un chrono normal, j'étais à ma place, autour des mêmes gars qu'à Granby. J'accuse un retard de 1min 17 après le chrono.

Le dur critérium de Baie St-Paul est comparable à un critérium de minimes. Ça part sul' gun. Un coureur pris en arrière sur la ligne de départ a peu de chances d'accrocher. La grande question était de savoir qui prendrait la course en charge dès le début. La réponse était: nous. Ayant 3 gars dans les 10 premiers au général, nous allions presque tous être appelé sur la première ligne. On se réchauffe beaucoup et intensément sous le regard incrédule des autres coureurs qui profite du beau temps et de l'ambiance. Nous arrivons à la dernière minute sur la ligne. Finalement, pas d'appel et c'est sans appel. On est mal placé, mais on réussit à profiter de la fenêtre d'un tour pour se replacer. On met la hache avec l'aide de IAMGOLD. Pendant les 10 premiers tours, ça roule en file indienne et ça saut à l'arrière. Pas moyen d'attaquer ou de remonter. On relâche un peu jusqu'à 15 tours et tout devient désorganiser. On essaie de reprendre le contrôle du peloton avec plus ou moins de succès. Avec 4 tours à faire, je tente ma chance et j'attaque avec Hendrik dans la roue. On creuse un bon trou...l'attaque la plus dangereuse de la course. On a une bonne cohésion, on roule bien, mais on se retourne trop et on se fait reprendre avec 1 tour à faire par l'équipe Devinci qui amène. Aucun résultat dans cette course, mais l'honneur d'avoir été ceux qui ont travaillé le plus fort et qui ont durci la course.

La course sur route de Charlevoix est redoutable, redoutée. Cette année, le parcours était allongé à 122km dans les innombrables bosses de la région de Charlevoix, moins la côte de Ste-Irénée, plus la côte du Casino. Mais surtout, plus 8 degrés avec une pluie diluvienne. Mon room-mate Marco me réveille en criant: «Sacrament! Ça drache!!!» J'ai vite compris que c'était pas beau dehors. On se prépare. Je m'habille bien et je met beaucoup de couches pour au moins garder le corps au sec. On sort dehors et au fond ce n'est pas si mal. Une fois mouillé, tu peux pas être plus mouillé! La course part avec un long contrôlé. Je ne veux pas rouler dans les roues...c'est fatiguant recevoir de l'eau dans le visage tout le temps. Yohan s'échappe après 20 km en solo. Nous entamons la chasse peu après. Je suis à l'avant et je roule pour finalement me retourner après le ravito et remarquer que nous ne sommes plus que 8 juniors + 2 seniors 3. Dans le groupe, Oli Brisebois, Marc-Antoine Soucy et moi-même travaillons très fort pour ramener. Certains dans le groupe n'assument tout simplement pas leurs fonctions dans le groupe et semble préconiser la stratégie «s'économier-pour-finir-bon-2e-derrière-un-coureur-parti-après-20 bornes». Ce n'est tout simplement pas ma philosophie. J'aime mieux me vider les tripes sur la route et finir dernier du groupe, mais au moins avoir le sentiment du devoir accompli. Heureusement que Soucy et Brisebois partageaient cette vision. Plus la course avance, plus on perd des joueurs. À un moment, Brisebois et moi avons essayé de s'échapper, en vain. Je me fais décrocher dans la côte du casino. J'ai complètement cassé. J'avais mangé beaucoup, mais juste pas assez pour les conditions. Dans le Casino s'était laborieux. En haut, je mange beaucoup, je me réhydrate. L'énergie revient tranquillement et Pat remonte la caravane pour venir à ma hauteur. J'avais vraiment ralenti l'allure, mais je trouve le courage de me lever, d'en mettre une de plus et de commencer la chasse vers le premier groupe qui avait repris Yohan. J'étais maintenant 5e sur la route. Les jambes piquaient fort, mais j'essayais d'ignorer la douleur. Je temporise dans les montées puis je bascule dans les descentes puis sur le plat. À 5km de l'arrivée, je vois l'auto du DS de Rocky. Je sais que l'échappée est tout prêt. Ça me motive à rouler encore plus fort. Finalement je reviens avec 1,5 km à faire. J'avais plus de vitesse que l'échappée et j'aurais donc dû attaquer, mais j'ai freiné pour me reposer et attendre la dernière ascension de 500m vers l'arrivée, car je suis capable d'une bonne explosion dans les derniers mètres durs. Mais la course avait fait ses dommages. Quand ça part, je me lève, j'essaye, mais les crampes embarquent. Pas capable de prendre part au final. Je termine avec un retard de 18 secondes sur le vainqueur, Olivier Brisebois.

Au classement général, je passe de la 9e à la 3e position. J'aurais aimé pouvoir disputer le final, mais bon au moins j'ai fait ce que j'avais à faire et j'ai vraiment tout vidé sur la route. Tout cela me satisfait. De plus, je le vois également comme une bonne préparation pour les montagneux Championnats canadiens.

Le post-Charlevoix fut dur. Dans la semaine suivante, j'ai boosté mes entraînements et je n'ai vraiment pas bien récupéré. Ça a paru à Pont-Rouge où je m'en sors avec un sprint insignifiant dans la garnotte, et St-Raymond où je n'aurais simplement pas dû prendre le départ. Vraiment claqué. J'ai pris du repos en début de semaine et je suis maintenant de retour à l'entraînement, pour un dernier droit vers les Canadiens puis mon départ pour la France.

Monday, May 28, 2012

GP Matapédia avec panache

En fin de semaine se déroulait le GP Matapédia. Il s'agissait de la course la plus éloignée où nous aurions à courser cette année. Nous sommes donc partis vendredi matin, Pat et tous les gars de l'équipe, en compagnie du sympathique David Zabriskie qui nous guidait sur le Garmin dans l'auto, vers Amqui.

Nous sommes arrivés en après-midi et avons immédiatement embarqué sur nos vélos, question de tourner les jambes après environ 8h d'auto. Nous sommes donc allés rouler sur le circuit routier du lendemain, une boucle de 7,3 km où le vent allait être notre pire ennemi. En analysant bien le finish, deux choses sont à retenir: ne pas mettre trop gros au sprint, et surtout, ne pas sortir trop tôt, car en haut du petit buton précédant l'arrivée, la ligne semblait proche, mais il restait quand même 300m et les derniers 100m montaient.

Le lendemain, je saute dans une attaque et nous creusons un bon trou, mais je suis repris. La contre-attaque formera la bonne échappée. Durant les 5 derniers tours, je ne prend pas de relais, car Lambert se trouvait à l'avant et il était le plus rapide au sprint des 4 coureurs. À un tour de la fin, l'échappée n'est plus qu'à 20 secondes en avant. Je me rapproche du devant du peloton au cas où l'échappée serait reprise et que je doive sprinter. Devinci et Atrium chasse fort malgré le fait que chacune de ces deux équipes avait un coureur à l'avant. Finalement l'échappée se rend, Lambert prend la 4e place. À 300m de la ligne je me retrouve à l'avant et je m'emballe. Je fais tout ce qu'il ne fallait pas faire...sprint à 300m, tout à droite. Au final je me fais complètement bouffer pour finir 9e. Goût amer, mais il reste tout de même une étape, et pas n'importe laquelle.

Après le circuit routier, nous avons attrapé un lunch et nous sommes partis sur la route de la course du lendemain. Premiers 35km plats. Rien à signaler. Virage à gauche et la route commence à faire des montagnes russes, pour finalement se transformer en long ruban abrupte à perte de vue. Après cette longue série de longues montées, longue descente, 30 km de plat et c'est reparti dans les bosses jusqu'à 3 km de l'arrivée où la route descendait.

Dimanche matin, la course est lancée à 9h et 10 degrés. Nous sommes positionnés et ça ne roule sérieusement pas. Après environ 10 km, Marco prend la poudre d'escampette avec Shawn Turcotte (Rocky) et David Fugère (Atrium). Ces derniers sprintent au sprint intermédiaire. Marco garde le rythme et part en solitaire pendant que Shawn revient dans le peloton, alors que David, se rendant compte du jeu de Marco, se lance à sa poursuite. Il ne reviendra cependant pas sur Marco. Le fait d'avoir un coéquipier en échappée enlevait la responsabilité de l'équipe de rouler. Le peloton a commencé à réagir (un peu) lorsque Marco a atteint le cap des 5 minutes. Nous entamons donc les bosses bien à l'avant, prêt à suivre les coups. Yohan met la hache dans les passages les plus accentués. Je répond bien aux premiers coups, mais je finis par éclater. Je tente de m'accrocher au groupe, mais je suis distancé d'au moins 30 secondes avec plusieurs ascensions restantes avant la longue descente. J'appuie vraiment fort dans ces montées et je m'assure surtout de basculer fort. Je réussi à recoller dans le début de la descente et je prend un gel immédiatement. Je me laisse récupérer à l'arrière du peloton réduit par la difficulté des montées, avant de commencer à participer à la chasse de Yohan et de Oli Hokmi et David Drouin qui avaient sautés avec lui. Deux Espoirs attaquent. Je bridge avec Lambert dans la roue. Nous sommes donc deux Espoirs et deux Spidertech en chasse, ce qui facilite la cohésion du groupe. Nous attaquons la deuxième section de montée à quatre, mais nous sommes rejoint par 4 coureurs. À un moment, nous voyons l'échappée en avant, mais Yohan aussi nous avait vu. Il a donc attaqué, et décroché les autres. Nous avons repris les deux Atrium, mais Yohan restait hors de portée. À 5km de la fin, il semblait évident que nous nous reviendrions pas dessus étant donnée que la fatigue commençait à nuire à la cohésion de notre groupe. Je commence donc à penser au sprint et à me méfier d'une attaque tardive. Les 3 derniers kilomètres sont descendants jusqu'à l'arrivée. À 1km de la ligne je me retrouve devant. Je laisse passer 2 coureurs pour ne pas avoir à lancer de trop loin. Miclette roule fort, probablement pour lancer Elliott. Je suis le premier à partir le sprint à 150m de la ligne. J'ai attendu à la dernière minute pour ne pas me faire prendre comme la veille. De plus, les 100 derniers mètres étaient pentus. À 50m, je mène toujours le sprint, mais je coince un peu et Elliott m'ajuste avec 25 m à faire. Je prend la 3e place, en me disant qu'avec une dent de moins, je l'aurais eu...comme la veille. Lambert rentre en 5e. Je reçois les félicitations affectives d'Hendrik, mon partner d'entraînement, qui entre en 4e position.

Je me rend compte que j'ai oublié de parler de Marco. Eh bien, Marco le pistard, qui ne sait pas grimper et qui avait mal au dos, a tout de même passé la journée dans les bosses à l'avant. 70km en solitaire. Une vraie démonstration de force qui démontre bien que les courses de vélo ne s'écrivent pas sur les feuilles de résultats, mais sur les routes, à la pédale, au panache. Je crois sincèrement qu'il s'agit de l'un des moments forts de la fin de semaine.

Pour ma part, je suis satisfait de la course que j'ai réalisé. Malgré une défaillance dans les premières montées je suis allé puiser au fond pour revenir et contre-attaquer plus tard. À l'avenir, cependant, il faudra que je sois capable de m'accrocher dans les premiers coups et que je sois moins diesel dans les montées. Basso n'est pas mon idole de jeunesse pour rien. Je devrai être capable de relancer debout même dans les pourcentages très accentués. En analysant ma course plus tard, je me rend compte que j'aurais eu les jambes pour attaquer le groupe de chasse, chose que je n'ai pas faite, et qui aurait pu marcher. Je devrai moins me fier à mon sprint de groupe et un peu plus faire confiance à mon instinct de baroudeur.

Bref, ce fut une superbe fin de semaine en général pour l'équipe, où tous les membres ont contribué au succès de l'équipe avec brio. La première victoire se fait toujours attendre, mais tant que les ingrédients sont là, le temps fera le reste. J'aurai la chance de retester ma forme à Charlevoix la semaine prochaine!

Trève de montagne

Durant la fin de semaine du 19-20 mai, nous avons décidé de nous diriger vers Lac-Mégantic au lieu de prendre part au rapide GP de Gatineau. En effet, le but était d'aller reconnaître les parcours des championnats canadiens qui auront lieu dans exactement 1 mois.

Nous avons d'abord roulé le parcours du TT relax en arrivant le samedi après-midi. Il s'agit d'un parcours qui n'est jamais tout à fait plat. Il faudra bien gérer les longs faux-plats montants et trouver l'option la plus rapide dans les descendants. Ce sera d'autant plus difficile étant donné que ce sera un contre-la-montre de 30km, la distance la plus longue permise pour des championnats juniors.

Dimanche matin, nous nous sommes rendus à la boucle que nous ferrons 3 fois sur le circuit routier. La boucle comprend le Morne, une bosse assez accentuée qui sera probablement la clé de ces championnats. La course ne se gagnera pas là, mais il sera facile de la perdre. Nous avons donc fait une fois la boucle en reconnaissance. En après-midi, nous avons fait une simulation de course sur l'aller vers la boucle. Après peu de temps, je me détache avec Lambert et j'attaque plusieurs fois à l'approche de l'arrivée. Rien n'y fait, il me surprend et me bat avec son arme fatale, le sprint. Rendu au circuit, nous étions supposés faire 4 montées du Morne à bloc, mais nous coupons l'entraînement à 2 montées en raison de la chaleur étouffante et de la fatigue accumulée dans la simulation de course. J'ai bien grimpé le Morne, mais pour être dans le coup aux championnats, je devrai acquérir une petite coche de plus qui me permettra non pas seulement de grimper vite, mais d'être capable de donner des coups. Sur le chemin du retour, nous étions supposé revenir en auto, mais nous décidons de rentrer en vélo pour faire un cool-down. Il fait beau et chaud, et je décide donc de simuler une échappée sur le chemin du retour. J'ai bouffé les bosses des 35 derniers kilomètres à bloc pour bien me vider. Je rentre complètement épuisé, mais satisfait de l'effort.

J'ai cependant payé le prix de mon effort le lundi matin. Nous avons fait une simulation du chrono de 30 km, afin de prendre le pouls d'un si long contre-la-montre. Après un aller (7,5 km) je souffre le martyr...au fessier. Je ne m'étais pas étiré après l'entraînement de la veille et j'avais de la difficulté à rester dans les barres tellement j'avais mal aux fesses. Je relâche donc l'effort après 15km, mais termine tout de même la distance en appuyant dans les faux-plats plus difficiles pour simuler du mieux possible la vitesse de course du championnat.

C'était la première fois que j'allais vraiment repérer un circuit de course avant une course importante et je crois que ce serait très bénéfique pour les championnats. Finalement, quel est le rapport avec le titre? En fait, après avoir passé 3 jours dans les bosses de Mégantic, nous sommes venus à la conclusion que dans la vie, il y a deux types de personnes: les chèvres de montagne et les trèves de montagne.

Monday, May 14, 2012

Début de saison / Crit CUCC

Mon début de saison québécois s'est plus ou moins déroulé comme prévu. Au GP de Ste-Martine, je suis entrain de créer l'échappée principale de la course quand je suis contraint à l'abandon en raison d'une douleur en arrière du genou. J'étais assez préoccupé par cette douleur puisque je la tolérais depuis déjà un mois en me disant toujours: «C'est pas grave, ça va passer!». Je suis donc rentré chez le physio le lendemain. Finalement, j'avais une tendinite au bas des ischios. Je n'ai presque pas roulé de la semaine, mais j'ai tout de même décidé de faire le CLM de Granby. Je n'ai ressenti aucune douleur, sauf bien sûr la souffrance d'un CLM, mais j'étais un peu à court de jus étant donné mon peu d'entraînement dans la semaine précédente. Je termine tout de même dans une très respectable 10e place en me disant que ça ne peut que mieux aller puisque j'avais de bonnes sensations tout de même. Je n'ai pas couru à Brossard pour ne pas aggraver ma blessure.

Étant donné que je me sentais mieux cette semaine, j'ai couru le critérium universitaire CUCC. Après un début de course rapide où nous avons été très agressif, une échappée composée de Hendrik et Oli Brisebois (Rocky) réussit à décoller. Lambert et moi travaillons fort à l'avant pour ramener sans trop d'aide étant donné que nos rivaux avaient un gars dans l'échappée. On essaie de ramener et d'attaquer, mais rien n'y fait. À 5 tours de la fin, il était évident que ça ne reviendrait pas donc on se met en position de sprinter pour la 3e place. Marco prend les commandes de la course avec 1 tour à faire avec respectivement moi et Lambert dans la roue. À 700m, je prend le contrôle vent de face, tourne le dernier virage et part un sprint graduel pour lancer Lambert, qui sort de ma roue pour gagner le sprint et la 3e place. Je prend une insignifiante 16e place étant donné que le plus important c'est le nom sur le maillot, et celui-ci a pris la 3e place. Au final, nous n'avons concédé que 13 secondes à l'échappée.

Je suis tout de même satisfait de la façon dont nous avons couru cette course. Nous avions une bonne chimie et nous communiquions beaucoup dans le peloton, mais au final la supériorité numérique l'a emporté. Je crois que ce n'est que partie remise et qu'il ne nous manque pas grand chose pour aller chercher la petit coche de plus qui nous mènera à la première victoire de la saison. De mon côté, mon changement de positionnement fut bénéfique puisque je n'ai ressenti aucune douleur aux tendons pour une 2e course consécutive. De plus, je n'ai pas trop perdu de forme puisque j'ai été en mesure de prendre des gros relais, de bonnes relances et des attaques pas trop mal non plus. Je crois que l'on peut conclure qu'il s'agissait d'une bonne coursette d'entraînement pour l'équipe.

La fin de semaine prochaine nous serons au Lac-Mégantic pour repérer les parcours des Championnats canadiens. Ensuite, ce sera Amqui puis Charlevoix.

A+

Saturday, April 28, 2012

Hiver/Battenkill/Nouvelles

Longtemps depuis mon dernier post. Un hiver de temps. Un hiver qui a été très formateur pour moi. Un hiver où j'ai dû apprendre pour la première fois à concilier école, vélo et boulot. Pas toujours facile. Comme a dit Charly Vivès dans un article pour Veloptimum: « C'est pas facile, mais ça se fait. » N'ayant pas pris l'option sport-études, mes sessions étaient assez chargées et je sautais souvent par dessus mes entraînements. Un peu paniqué de la situation, une rencontre avec mon entraîneur à la fin février à tout remis en place.

Le départ pour le premier camp printanier en Arizona suivit. Un deux semaines bien intensif de longue distance dans les vallons de Tucson. Les jambes tournaient bien, la température était exceptionnelle...que demander de plus? Le camp s'est terminé avec la traditionnelle montée du Mt. Lemmon, col long de 45km à 5%. Coup de fringale, coup de pompe, pas les jambes, flat de jambes...appelez ça comme vous voulez, je fais 10 minutes plus lent que l'an dernier. Mais bon, pas de qui s'énerver parce que comme disait la grand-mère de Régis Allais, encadreur du camp et propriétaire de l'équipe française ACMEA: « Qui démarre comme un lion, ratterit comme un con! » Sages paroles, sages paroles. Je suis content de mon camp où je termine avec 1200km au compteur en 12 jours. Content des effets physiques, mais également mentaux. Le camp m'a permis de retrouver le plaisir de juste rouler. Rouler pour le plaisir. Embarquer sur le vélo et enjoy the ride. J'avais un peu perdu ce plaisir à la fin d'une mauvaise saison l'an dernier et d'un hiver de Computrainer saccadé. Merci à Pierre Hutsebaut, Gérard Louis Robert, Régis Allais et Jacky Hardy pour ce beau camp. Je suis maintenant revenu extrêmement focus sur la saison 2012 qui s'est amorcée le 14 avril à Cambridge au Tour of the Battenkill.

Nous sommes arrivés à Battenkill dans l'après-midi. Une température plus que clémente nous attendait en ce milieu d'avril. Gros soleil, thermomètre frôlant les 20 degrés. Nous avons reçu nos nouveaux uniformes d'équipe. Le modèle coureur-pro-qui-aime-ça-avoir-ça-prêt-du-corps. Nos maillots sont littéralement comme des skin suit et les cuissards assez ajustés. Mais bon, on chialera pas, on voulait ça de même. En plus, le design est vraiment beau. Petite ride de reconnaissance du finish et roulage de dirt sections afin de reprendre les feelings. Ensuite, hôtel, spag bolognaise, étirements/massage, étude du parcours et dodo!

Nous étions 4 sur la ligne de départ. Lambert G., Antoine M., Brandon E., et moi-même. Nous avions établi la stratégie le matin à la table du déjeuner. Nous savions que Brandon avait de très bonnes chances de l'emporter puisque ce type de parcours lui convient bien. Ensuite, si il y avait une arrivée en petit groupe, nous pouvions aussi lancer Lambert. Malgré notre petit nombre, nous avions plus d'une carte dans notre jeu. La course part. Je tente quelques attaques pour faire le early break. Sans succès. Je reste donc dans les avant-postes du peloton avec Brandon. Jamais plus loin que 10. Mon expérience de l'an dernier m'a permis de cibler les prétendants à la victoire. J'ai noté Ben Perry de Hamilton, les 2 gars de Specialized, Nate Morse de Hot Tubes et évidemment Brandon avec qui je travaillais. Je suis à l'avant dans toutes les montées donc je ne joue pas à l'élastique à l'arrière. Autre chose que j'ai apprise l'an dernier. L'an dernier, la course s'était joué dans le passage de Carney Cassidy et de Cambridge Battenville qui sont deux sections de terre avec un relief très accentué. Je le savais, Ben le savait, Brandon le savait. Bref, tous ceux qui voulaient avoir un impact le savaient et étaient à l'avant. Au pied, train d'enfer. Brandon attaque avec Ben dans la roue. Je veux bridger, mais pas ramener le peloton. Je calme mes ardeurs et contrôle l'avant du peloton. Ben lâche et revient. Brandon creuse le trou, mais se fait vite reprendre. Il me dit qu'il a un flat. Il se laisse glisser à l'arrière. C'est très dur de revenir après un flat à Battenkil, car le support mécanique laisse à désirer. Je ne le compte plus vraiment dans les plans. Je contre-attaque immédiatement avec Ben dans la roue. On est repris. J'en remet une couche sur le 52 avec Nate dans ma roue. On creuse, mais on est repris en haut de la bosse sur une contre-attaque d'un gars de Specialized. Le peloton est toujours groupé. Ça n'avait pas roulé assez en début de course pour faire une différence dans ces passages. Nous cruisons donc jusqu'au passage de Cheese Factory. Juste avant le passage j'attaque et rentre vite dedans. Ben vient me rejoindre. On roulait vite et à bloc et je tape une grosse roche. Nous sommes repris et je constate que j'ai un flat, à 35km de l'arrivée juste comme la course s'emballait. Après quelques jurons bien placés, j'arrête sur le bord de la route et j'attend le dépannage. Il arrive 3 minutes plus tard. Ma patte de dérailleur était croche donc la roue ne sortait pas. Dépannage d'environ 10 minutes au total. Course terminée. Je rentre pénard. Au final, Brandon a réussi à remonter dans le peloton après son flat et termine 10e. Très fort. Il aurait eu les jambes pour la gagne. Lambert course une bonne course clean et termine en 19e. Ben Perry l'emporte.

Je suis déçu de mon flat, car j'étais vraiment dans le coup et j'aurais aimé me tester dans les derniers 35 km où la course s'est vraiment durcie et où il restait plusieurs difficultés. Ce n'est que partie remise. Next stop, Ste-Martine.

Cet été j'étais supposé partir 3 semaines en France chez ma Grand-mère après l'Abitibi. Je me suis dit que tant qu'à être en France pourquoi ne pas en profiter pour courser. J'ai discuté avec Régis Allais en Arizona et il m'a mis en contact avec l'équipe GSC Blagnac, à Toulouse, près de chez ma GM. Après discussions et mûres réflexions, je joindrai les rangs de cette équipe du 3 juillet au 16 août. Je partirai donc pour la France tout de suite après les Championnats canadiens. C'est une expérience que j'ai très hâte de vivre étant donné que rouler en Europe est un peu le rêve de tous les cyclistes nord-américains. J'irai tester mon niveau sur des courses européennes pour explorer d'autres types de courses. Tout cela me donne une motivation supplémentaire pour travailler dur jusqu'à mon départ. Ce sera non seulement une expérience de vélo, mais également une expérience de vie.

Les deux prochaines semaines seront consacrées à ma fin de session à l'école, après quoi je me mettrai au vélo à temps plein!

A+

Wednesday, October 26, 2011

Mes choix pour le Cyclingnews Reader Poll

La justification de mon/mes choix sera entre parenthèses

Best male road rider
Mark Cavendish
Juan José Cobo
Cadel Evans
Philippe Gilbert (Le nombre de victoires et son panache incroyable dit tout)
Marcel Kittel
Levi Leipheimer
Tony Martin
Peter Sagan
Thomas Voeckler
Bradley Wiggins

Best female road rider
Elizabeth Armitstead
Judith Arndt
Giorgia Bronzini
Clara Hughes (Incroyable retour à la compétition et bonne tranisition du patin)
Emma Johansson
Amber Neben
Emma Pooley
Ina Teutenberg
Annemiek van Vleuten
Marianne Vos

Best rider of the year
Giorgia Bronzini
Mark Cavendish
Juan José Cobo
Cadel Evans
Philippe Gilbert (Vraiment besoin de justifications?)
Jaroslav Kulhavy
Tony Martin
Zdenek Stybar
Thomas Voeckler
Marianne Vos

Best one day race
Strade Bianche
Milan-San Remo
Dwars door Vlaanderen
Tour of Flanders-Men (Une bataille avec tous les grands. Ils se sont tous exprimés)
Tour of Flanders-Women
Paris-Roubaix
Amstel Gold Race
Clasica San Sebastian
Road Race World Championship-Junior women
Road Race World Championship-Elite men

Best stage race
Tirenno-Adriatico
Cape Epic mountain bike stage race
Giro d'Italia
Amgen Tour of California (Pas vraiment une qui m'a marqué, mais j'aime bien le ToC)
Critérium du Dauphiné
Tour de Suisse
Giro Donne
Tour de France
USA Pro Cycling Challenge
Vuelta a España

Best mountain bike male
Julien Absalon (Où est Geoff Kabush?)
Jared Graves
Aaron Gwin
Danny Hart
Jose Antonio Hermida
Jaroslav Kulhavy
Michal Prokop
Christoph Sauser
Nino Schurter
Christian Tanguy

Best mountain bike female
Anneke Beerten
Julie Bresset
Amanda Carey
Gunn-Rita Dahle Flesjaa
Annika Langvad
Tracy Moseley
Catherine Pendrel (Canadienne...)
Floriane Pugin
Emmeline Ragot
Maja Wloszczowska

Best cyclo-cross male
Niels Albert (Bon début de saison avec sa victoire au premier Superprestige, malchance en WC)
Tim Johnson
Francis Mourey
Sven Nys
Kevin Pauwels
Jeremy Powers
Zdenek Stybar
Klaas Vantornout
Bart Wellens
Todd Wells

Best cyclo-cross female
Sanne Cant
Katie Compton
Georgia Gould
Hanka Kupfernagel
Meredith Miller
Katerina Nash (Victorieuse à Tabor)
Daphny van den Brand
Sanne van Paassen
Marianne Vos
Helen Wyman

Best track male
Shane Archbold
Azizuhasni Awang
Gregory Bauge
Zach Bell
Jack Bobridge (Briser un record détenu par Boardman et considéré comme inatteignable, WOW) Sir Chris Hoy
Cameron Meyer
Shane Perkins
Jesse Sergent
Kevin Sireau

Best track female
Giorgia Bronzini
Sarah Hammer
Danielle King
Anna Meares
Olga Panarina
Victoria Pendleton
Alison Shanks
Tatsiana Sharakova
Marianne Vos
Tara Whitten (Super coureuse complète)

Best team
BMC Racing Team (Victoire au Tour et dans le coup en fin de saison avec Van Avermaet, super équipe complète)
HTC-Highroad
Liquigas-Cannondale
Omega Pharma-Lotto
Rabobank Cycling Team
Saxo Bank-Sungard
Sky Procycling
Team Europcar
Team Garmin-Cervélo
Team RadioShack

Best team bike
Garmin-Cervélo Cervélo S5
BMC Racing Team BMC Impec
Europcar Colnago C59
HTC-Highroad Specialized S-Works Venge
Leopard-Trek Trek Madone 6.9 SSL
Liquigas-Cannondale Cannondale SuperSixEvo
Omega Pharma-Lotto Canyon Aeroad CF
Rabobank Giant TCR Advanced SL
Sky Professional Cycling Team Pinarello Dogma 2 (Beauté suprême)
Vacansoleil-DCM Pro Cycling Team Ridley Noah FB

Best tech innovation
142x12mm thru-axle rear dropouts
Disc brakes for 'cross and road bikes
FSA BB386 Evo bottom bracket standard
Hydraulic shifting
Long-travel 29ers
Pedal-based power meters (Bon système pour transférer de vélos)
Ridley Noah FB integrated brake calipers
Selle Italia Monolink saddle/seatpost interface
Slack-angled cross-country mountain bikes
Specialized/Fox Racing ShoxAutoSag rear shocks

Best new product
Campagnolo electronic group (Combiner art et innovation)
Cane Creek Angleset
Cannondale Scalpel 29er
Garmin Vector power meter
Santa Cruz Blur TRc trail bike
Scott Spark RC
Shimano Ultegra Di2
Specialized S-Works Tarmac SL4 road bike
SpeedplaySzyr mountain bike pedal
Wilier Triestina Zero.7

Legend of cycling
Kurt-Asle Arvesen
Sir Chris Hoy
Carlos Sastre
Mauricio Soler (Super coureur que j'aime beaucoup, je suis triste pour ce qui lui arrive.)
Xavier Tondo
Wouter Weylandt

Biggest moment of 2011
Jack Bobridge breaks Chris Boardman’s 4000m individual pursuit world record. (Super exploit)
Matt Goss’s sprint win in Milan-San Remo.
Fabian Cancellara's dominating performance in his E3 Prijs Vlaanderen-Harelbeke victory.
Nick Nuyens triumphs at the Tour of Flanders.
Philippe Gilbert seals the Ardennes triple with his Liège-Bastogne-Liège victory over the Schleck brothers. ( 4 tonnes d'émotions en une semaine)
Leopard Trek riders and Tyler Farrar crossing the line together to honour Wouter Weylandt at the Giro d'Italia. (Très émouvant)
Johnny Hoogerland perseveres to finish the Tour de France after being launched onto a barbed-wire fence by a French television car.
Thomas Voeckler’s dogged performance at the Tour de France. (La dureté du mental)
Danny Hart's world championship-winning downhill run in pouring rain in Champery, Switzerland.
Final kilometres of Vuelta a Espana stage 17's mountaintop finish on Peña Cabarga: Chris Froome vs. Juan José Cobo.

Best rider on Twitter
Fabian Cancellara: @f_cancellara
Mark Cavendish: @MarkCavendish (Toutes les conneries qu'il peut écrire...)
Mike Creed: @Michael_Creed
Tim Johnson: @timjohnsoncx
David Millar: @millarmind
Taylor Phinney: @taylorphinney
Jeremy Powers: @JeremyPowers
Laurens Ten Dam: @laurenstendam
Helen Wyman: @CXHelen

Best non-rider on Twitter
Michele Acquarone: @micacquarone
Cycling Fans Anonymous: @cyclingfansanon
The Inner Ring: @inrng
mmmaiko: @mmmaiko
Not Pat McQuaid: @UCI_Overlord
NY Velocity: @nyvelocity
Race Radio: @TheRaceRadio
Cédric Vasseur: @cedvasseur
Jonathan Vaughters: @Vaughters (Très impliqué et passionné)
Gerard Vroomen: @gerardvroomen

Friday, October 21, 2011

Remerciements

On me demande comment a été ma saison.

Je ne sais pas quoi répondre. Ce fut une dure saison. Probablement la plus dure depuis mes débuts dans le vélo (sans compter toutes les courses peewee et minime à finir presque dernier). Ce fut certainement une saison où j'ai appris beaucoup de choses. J'ai appris qu'une carrière de cycliste n'arrive jamais sans embûches. Mon accident en début de saison et ma santé précaire à la fin en sont de bons exemples. Pierre m'a dit que ce n'était pas la dernière fois que je rencontrerais des problèmes et qu'absolument tous les cyclistes ont connu des moments plus durs. Ce fut une saison d'apprentissage et de transition. J'ai beaucoup de points positifs sur lesquels bâtir l'an prochain et je crois que c'est ça l'important.

J'ai faim.

J'aimerais profiter de l'occasion pour faire quelques remerciements à:

Claude Pinard, le directeur de l'équipe pour m'avoir donner l'occasion de courir en junior sous la bannière d'une équipe bien dirigée.

Les directeurs sportifs qui nous ont encadré tout au long de l'année: Chris Rozdilsky, Marc-Wayne Addison, Pat Gauthier et Audrey Lemieux.

Hughes Lapointe pour m'avoir traîné derrière sa moto avant l'Abitibi.

Les commanditaires sans qui l'équipe n'aurait probablement pas pu voir le jour: Spidertech, Powerwatts, Iberville, Samson Groupe Conseil, Argon 18, Biosteel et Cycles St-Laurent.

Pascal Choquette et l'équipe du Québec pour m'avoir permis de vivre une expérience exceptionnelle au Tour de l'Abitibi.

Mes parents, #1 fans.

Les coureurs cyclistes plus âgés qui m'ont servis de modèles: Antoine Matteau et les gars du Gaspésien, Brett Tivers, Charly Vivès, Martin Gilbert, David Veilleux, Lex Albrecht et j'en oublie c'est sûr!

Steve Bauer pour avoir chapeauté ce projet.

Mes coéquipiers sur l'équipe qui nous ont permis de vivre une première année exceptionnelle: Émile Jean, Alex Cataford, Lambert Gatineau, Joakim Albert, Alexandre Pinard et Alexandre Bourgeois.

Ma physiothérapeute, Sindy Martel pour m'avoir remis sur pied rapidement après mon accident.

Mon mécano et confident, Samir, qui fait un travail impeccable sur mon vélo et me soutient tout au long de la saison.

Les amis de chez Cycles Régis, chez qui j'vais traîner juste pour jaser.

Tous ceux qui m'ont touché de loin ou de près tout au long de la saison.

Enfin, mon entraîneur qui me supporte déjà depuis 4 ans, Pierre Hutsebaut.

À tous, je vous remercie.


Friday, October 14, 2011

GMSR et la fin de saison


Après une période de bonne forme durant les Canadiens et le Tour de l'Abitibi, ma santé a pris un autre virage pour la fin de la saison. En effet, j'ai été affecté par une grosse grippe durant le GP de St-Basile, le Championnat québécois de CLMÉ et les Championnats québécois sur route. Cette grippe est tombé en plein dans une période de fatigue que j'ai surnommé "fatigue post-Abitibi", souvent observé chez les juniors en première année. Je n'ai terminé aucune des courses mentionnées ci-haut. Une visite chez Pierre (entraîneur et confident d'athlètes à temps partiel) s'imposait. Nous avons conclu que j'étais dû pour une période de repos après la dernière course de la saison, la Green Mountain Stage Race. Cette période de repos inclurait la saison de cyclocross entière et 6 semaines sans vélo. Ceci dit, il restait toujours GMSR au programme. Pierre me conseille de la faire sans attentes. À la limite, de courir comme une cyclosportive. Dur à prendre pour un coureur.

Je suis donc arrivé à GMSR sans attentes. J'étais vraiment là pour m'amuser. Ce n'est pas que les autres courses ne sont pas amusantes, mais on arrive toujours sur la ligne de départ avec la tête pleine de scénarios possibles, de stratégies réalisables ou encore d'attentes plus ou moins élevées et conscientes, dirigées vers un résultat sur une feuille de papier. La première étape était un contre-la-montre de 9km. 4km de montée, 5km de descente à fond de cadence. Étant donné mes grands talents de contre-la-montreur à la Andy Schleck, c'était encore plus facile d'arriver sans attentes. J'essayais de pousser le plus fort possible sur les pédales, mais les watts n'étaient pas de la partie. Je me fais rattrapé après 3km dans la montée par un grand coureur élancé à la Franck Schleck (pour faire changement). La honte. J'essayais de m'en garder pour la descente, car il fallait avoir une cadence extrêmement rapide et ça faisait quasiment plus mal que la montée. Au final, un résultat merdique dont je ne me rappelle plus le chiffre. Baaah, quelle importance de toute façon! Mince consolation, j'ai rattrapé un gars dans la montée qui roulait tout croche et qui vomissait partout. Deux oeufs, bacon, 20 minutes avant la course, c'est pas une bonne idée bro!

Pour la deuxième étape, étant donné que je n'avais pas d'objectifs, j'ai couru audacieusement. Courir au dessus de mes moyen pour finir larguer ne me faisait pas vraiment peur. Je suis resté aux avant-postes toute la course et j'étais déterminé à me placer pour le sprint. Dans les derniers kilomètres, je tape ma roue dans un trou et je la sens rouler croche. Je recule donc de quelques positions. À la dernière minute, je remarque le géant Ben Wolfe (vainqueur à Battenkill), qui remonte à l'avant. Il roule vraiment vite pour pouvoir remonter le train de la puissante équipe américaine Hottubes. Ça a vraiment été un casse-patte avant le sprint, mais je n'avais pas vraiment le choix. Je démarre mon sprint et j'ai vraiment atteint une vitesse de pointe élevé. Je remontais pas mal, mais j'ai manqué de temps. Je fini tout de même 8e sur 75 participants.

La troisième étape est une étape mythique de la GMSR, longue de 115km, et termine du fameux Appalachian Gap (App Gap), une côte de 10km à environ 10% de moyenne avec des passages à 20%. Ouch. Je fais la course de la même façon que j'ai couru la 2e étape. À l'avant, prêt à embarquer dans les bons coups. Le début de la montée du App Gap se fait bien et je suis toujours dans le groupe de tête de 10 gars à 2km du sommet. À 2 km, cependant, j'ai complètement cassé. Je me suis mis à zigzaguer sur le bitume incliné à 15% et je me suis fait passer par quelques gars. Ça a pris un moment avant que je puisse reprendre un rythme de montée constant. Je crois que je dois travailler ça l'an prochain, garder un rythme constant après être décroché pour minimiser les pertes, surtout en montagne. Je réussi à faire mon chemin jusqu'au sommet pour prendre la 19e position. J'étais vraiment satisfait de ma course compte tenu de mon état. Définitivement la course la plus le fun que j'ai couru de ma vie.

La quatrième étape était un critérium dans le centre-ville de Burlington. Un crit. up and down avec plusieurs virages. Et de la pluie torrentielle. Le jeune Matteau m'avait dit:"Si t'es pas sur la première ligne au départ, tu te fais sortir c'est sûr!" Ben oui, ben oui c'est ça! Eh ben Matteau avait raison! Je réussi à remonter, mais à mi-course je craque et je sors. Je m'installe sur un coin de rue, je regarde dans le vide. Mon coeur et l'adrénaline sont restés sur le circuit, mais ma tête pense déjà à l'an prochain. Je savais que je venais de courir la dernière course de la saison et que je tournais la page sur une saison tellement compliquée et difficile à gérée. Je pensais déjà au GMSR 2012. J'ai hâte d'y retourner. C'est vraiment la plus belle course que j'ai couru dans ma jeune carrière.

J'aimerais souligner l'excellente performance de Brandon Etzl, un coureur chez Spidertech junior Ontario qui a terminé 2e au sommet du App Gap. Brandon a couru cette course par étape de façon exemplaire et ça promet pour sa deuxième année junior. Étant deux membres du programme junior Spidertech, nous nous sommes épaulés autant que possible durant la course et j'ai bien hâte de recourser avec lui l'an prochain. Congrats Brandon!

Le fait d'arriver sans attentes m'a vraiment profité, car je courais pour le moment présent, sans trop me soucier de ce qui viendrait plus tard. Ça donne un style de course à l'avant, assez agressif. Ce mind set a également été profitable aux Canadiens et je crois qu'il faudra que j'ai cette approche l'an prochain.

Ensuite, j'ai pris part à la cyclosportive Défi VéloMag. Il s'agit d'un aller-retour dans le montagneux Parc de la Mauricie pour un total de 105km. Ça faisait 3 semaines que je n'avais pas rouler et j'arrivais donc reposé. Je me sentais super bien en début de course, j'étais à l'avant et je me sentais léger sur le vélo. Dans la descente du belvédère, je suis 2e et je craque le tube horizontal de mon vélo. Craqué de bord en bord. Un autre épisode de malchance à inscrire au bas de la longue liste 2011.

Mon congé de six semaines m'a permis de m'adapter au rythme du cégep qui est vraiment différent du secondaire. Avoir 57% dans un travail où tu aurais pu avoir facilement 85% si tu avais mis des notes en bas de page, ça fait mal. Surtout quand tu sais pas comment faire des notes en bas de page sur Word. Mais bon, la première session est une adaptation et je commence déjà à prendre le pouls du collégial, donc pas d'inquiétude de ce côté là.

Je recommencerai l'entraînement bientôt.

Stay tuned.

P.S: La photo est le photo-finish de la 2e étape où je termine 8e. Le vainqueur, l'Allemand Yannick Eckmann, a terminé 5e au USGP New Belgium la semaine passée, en cyclocross. Il s'agit d'une course professionnelle et il en est seulement à sa première saison chez les pro...à seulement 17 ans. Impressionnant! Je lui souhaite le meilleur des succès pour le reste de la saison de cyclocross.

Friday, August 19, 2011

Depuis les Canadiens

Plusieurs semaines se sont écoulées depuis la publication de mon dernier article et beaucoup de choses se sont passées! En commençant par les Championnats canadiens à Burlington.

Je suis arrivé à Burlington hyper motivé, car c'était ma première vraie course depuis mon accident. Le contre-la-montre a été un peu une claque en pleine face. Je gère bien mon effort, mais je ne peux faire mieux que 48e. Au critérium, je comptais faire une course plutôt passive pour ne pas trop me tuer pour la route, mais surtout pour éviter les chutes sur un circuit assez sketchy. Comme de fait, dès le premier virage, et puis dans le deuxième, surviennent deux gros carambolages! Je reste bien callé dans les roues durant toute la course (assez rapide) et rentre avec le peloton en 23e place. J'ai un peu le moral à terre après ces deux courses. Durant la journée de repos avant la course sur route, nous allons repérer le circuit de la route. C'était un circuit assez côteux. Plusieurs pitchs accentués et faux-plats venteux avec une longue montée roulante, suivie d'une longue descente de 4km. Tout ça pour un total de 11,6 km au tour. Nous en avions 10 à faire. Durant la reconnaissance, je fait un tour à bloc avec Joakim pour avoir un aperçu de la vitesse de course. Le jour de la course, je suis super focus, je mange bien, je suis dans mon horaire, bref tout va bien et est sans embûches. Une seule chose m'ennuie...la température. Il fait super chaud et pas un nuage dans le ciel. Je préfère de loin le 15-20 du mois de mars à Hyères (ancien lieu de camp d'entraînement). Une citation de Romain Feillu dans le Procycling juillet 2011 décrit bien ma situation dans des conditions trop chaudes: "I'm only okay up to 25-26. Beyond that, I feel as if my heart beats very strongly and my brain is too big. I'm even nauseous(...)" Peu importe la température, il faut faire avec. La course part donc et on passe les pitchs très vite et dans la longue montée, je me sens bien, je flotte. À chaque montée ça décroche et moi je me sens super bien. Après 4 tours, Lupien et Hokmi attaquent au bas de la montée et je tente de faire la jonction dans la bosse pour forcer le peloton à faire monter le rythme et faire sortir par derrière. Je réussi à prendre environ 15 secondes sur le peloton, pas plus. En haut de la montée, il y avait toujours de faux-plat vent de face qui cassait les jambes. Lupien est déjà brûlé de la montée et le peloton avait accéléré donc nous sommes repris en haut. Ça a tout de même fait une bonne coupure. Durant le reste de la course je me met en avant dans la montée pour être dans les bons coups et pour mettre mon rythme au besoin. À 9 tours, j'attaques dans un pitch, mais malgré une bonne accélération, ça revient dans la descente. Dans le dernier tour, je suis dans la roue de Ben Perry en avant du peloton dans la montée. Au sommet, il se lève debout et met une mine. Je saute immédiatement, mais les jambes lâchent. Ben a vraiment mis une grosse mine. Et Brendan Etzl de Planet Energy qui en remet. Je suis presque lâché du peloton maintenant diminué à 20 coureurs, mais je réussi tout de même à m'accrocher. Nous sommes tous groupé dans la dernière descente. Dans la descente, je reprends des forces pour l'arrivée qui se jouera au sprint en petit comité. Nous reprenons David Onsow à 4 km de l'arrivée, lui qui avait passé une superbe journée seul à l'avant. À 2km de la ligne, mon coéquipier Émile Jean met une mine. Pendant ce temps, j'essaie de me placer dans une approche de sprint difficile. Ça descend et ça tourne beaucoup avant de remonter vers la bosse finale. Je prend la roue de Etzl qui remonte à l'avant. Dans les 10 premiers et au pied de la côte, il saute sa chaîne, je sors et je pars mon sprint. Son saut de chaîne a coupé le peloton en deux ce qui me laisse un énorme trou, donc je peux choisir ma ligne. La bosse allait en "S" alors je décide de couper les deux courbes et de coller la barrière. Je vois que je dépasse pas mal de monde, alors j'en remet une couche j'aperçois Émile, toujours à l'avant de quelques vélos. Je me dis:"Awaille let's go c'est le moment, y est juste là." Émile commence sa célébration ce qui force Elliott à se déporter vers les clotûres et il n'y avait plus de place pour moi pour remonter. J'ai vraiment fait un sprint d'enfer. Elliott et moi avons pris quasiment 2 vélos sur le peloton.Le sprint en montée est une de mes forces et je suis content d'avoir pu conclure avec une 3e place. La température ne m'a pas dérangé du tout parce que je me suis bien ravitaillé à chaque tour durant toute la course.

Les podiums étaient assez uniques étant donné que nous étions trois québécois sur le podium, mais surtout trois amis. Et deux coéquipiers, dont un en première place! Ma troisième place n'a rien changé dans ma façon de m'entraîner ou dans mon attitude, elle m'a seulement donné un plus de motivation. Motivation que j'avais un peu perdu depuis mon accident. Tout cela couronnait bien une super belle semaine avec l'équipe. Elle m'a également valu une place sur l'équipe du Québec pour le Tour de l'Abitibi.


Au Tour de l'Abitibi, j'ai donc couru pour l'équipe du Québec. J'allais là pour travailler pour l'équipe et pour prendre de l'expérience, car il n'y a rien vraiment pour moi en Abitibi. Pour bien faire au GC, il faut être fort en TT et pour viser des étapes, il faut être fort au sprint. Deux faiblesses bien à moi. J'étais bien durant les premières étapes, car j'aimais le circuit finale...peu de virages et une bonne bosse. À la première étape, j'ai remonté Félix Bouvette pour le sprint. Il rentrera 11e et 3e du peloton. À la deuxième, j'ai amené Charles Matte pour le sprint intermédiaire, qu'il a ensuite gagné. Le TT était pour la 3e étape et j'ai fait un autre chrono correct. La même journée que le TT nous avions une course sur route de 60km. J'étais bien placé pour le final comme toute l'équipe, mais le dernier kilomètre était composé de 3 virages, un giratoire et tout cela en descente avec l'asphalte mouillée. L'inévitable c'est produit et un Thaïlandais a chuté dans une courbe neutralisant toutes nos chances. La 5e étape était vraiment dure et terminait sur un circuit urbain que je détestais en raison des nombreux virages et des relances. Il faisait super chaud et l'étape avait été rapide. Sur le fil d'arrivée, un Japonais décide de faire le kamikaze et me rentre dedans. Je suis projeté à terre et pas content. Je me demandais quel imbécile fait planter d'autres coureurs pour la 50e place d'une course par étapes. Les deux dernières étapes sont sans histoires pour moi, mais disons que je suis bien content que la course soit à Rouyn l'an prochain pour ne pas avoir le même foutu circuit urbain rempli de relances. En conclusion, je suis fier de mon tour, car j'ai pu aider l'équipe dès que j'en ai été capable et j'ai encore une fois appris beaucoup. De plus, nous avions des résultats encourageants avec Elliott qui a fait plusieurs top 10 et deux top 5, ainsi que Charles "Les gros jambons" Matte qui a également eu plusieurs top 10 chez lui! J'ai vraiment passé une belle semaine.

Sinon, l'école a recommencé aujourd'hui. Je suis allé chercher mon horaire, prendre ma photo et visiter l'école. En fin de semaine, TTT des champ. québécois et GP St-Basile. Ensuite Québécois la semaine prochaine, puis GMSR!

Monday, June 20, 2011

Lachine Pro-Élite/Fin de l'école

La semaine passée, j'ai participé à mon premier Lachine dans la grande ligue. L'original Mardi cycliste de Lachine. C'était une bonne course pour commencer étant donné que beaucoup de coureurs seniors étaient en Beauce, comme les coureurs du Gaspésien avec Mathieu Roy, 2e l'an dernier, et le puissant arsenal de Garneau-Club Chaussure.

J'arrive assez tôt à Lachine pour la course minime de mon frère. J'essaye de me détendre en jasant avec du monde, parce que j'étais assez nerveux. Je vais me réchauffer avec Yohan avec des petites envolées sur petit braquet. Plus la course approche, plus je stress à fond! Quand la course cadet a été terminé, je me suis rué à la ligne d'appel pour être sûr d'avoir un bon spot dès le départ...comme un peewee! Ça été long avant de partir...la nervosité était à son comble. Demandez à Émile. Tout me marchait...les jambes, la bouche, je disais n'importe quoi! Une fois que ça part par exemple, tout ça tombe.

Je perd très vite mon positionnement et je me retrouve à mi-peloton. Les sept premiers tours ont vraiment fait mal. Je me demandais comment je pourrais faire encore 24 tours avec cette douleur. À partir de ce moment, on dirait que mes jambes se replacent et je me sens de mieux en mieux. Je réussi à m'avancer peu à peu. Je prend de l'assurance aussi, parce qu'en début de course je ne me sentais pas bien dans les courbes et dans la grosseur du peloton. Je passe bien toutes les courbes et je réussi à m'avancer environ dans le premier quart du peloton. Et mes jambes continuent de se sentir de mieux en mieux. À 3 tours de la fin, je suis bien placé et je fait tout pour garder mon positionnement...je met toute la gomme. Je suis dans la roue de David Veilleux et je me dis Fred tu sors pas de là. Éventuellement, je me suis fait tasser et je n'ai pas pu tenir, mais je le garde en point de mire. Avec un tour à faire, je me trouve dans les 15 premiers. Dans l'avant-dernier stretch je suis juste derrière les seniors qui jouaient le sprint. Je vois des Spiders, le maillot vert et je décide de rester là j'étais bien. Cependant, j'étais juste derrière un coureur de Ride With Rendall qui a laissé un trou juste avant le dernier virage. Avec mon 52/14, j'étais vrmt trop en vélocité pour aller boucher le trou. Les sprinters ont donc sprinté en avant et je fini juste après, au coup de rein avec mon Dave! Je crois que ça me classe environ 12-15e.

Après avoir analysé ma course, je suis assez content. Ça a été vraiment un bon entraînement. J'ai essayé de toujours rester sur un braquet qui me permettait de tourner les jambes très vite. J'ai roulé la majorité de la course sur 52X15. J'ai également essayé de me battre pour garder ma place dans le peloton. En fin de course, j'ai eu un bon essai de sprint à haute vitesse. Je suis surtout encouragé parce que ma forme allait de mieux en mieux plus la course avançait. Ça a fait mal au début, mais après on dirait que je reprenais de la force au lieu d'en perdre. C'est de bonne augure pour l'Abitibi où nous roulerons sensiblement à la même moyenne de vitesse, mais deux fois plus longtemps. Lachine fait parti de ma préparation pour le Tour.

Demain, je courserai également à Lachine avec les gars revenus de la Beauce. Ça va être plus rapide, plus dur. J'ai hâte de voir ça!

Entre temps, ben j'ai finalement terminé mon parcours au Collège Notre-Dame. On a eu notre collation des grades vendredi dernier et le dernier examen ce matin (lundi). Je réalise pas encore le changement, parce que ça fait 5 ans que j'suis là à chaque jour, donc c'est devenu la routine. Probablement que l'an prochain à la première fin de session j'vais m'ennuyer du CND!

Bal le 23. Peut-être après-bal le 24. And then off to Burlington le 28 pour les Nationals.


Wednesday, June 15, 2011

GP Charlevoix

GP DE CHARLEVOIX: À la toute dernière minute, 4 jours avant, j'ai décidé de m'inscrire au GP de Charlevoix. Je croyais avoir suffisamment récupéré de ma commotion, ce qui fut confirmé par le médecin du General le lundi. J'entreprend donc de me remettre en forme une semaine avant la course. Je savais que ce ne serait pas super, mais je voulais juste faire Charlevoix pour m'entraîner et savoir à quoi m'attendre pour l'an prochain. J'ai beaucoup grimpé dans la semaine précédant la course. Le vendredi, nous sommes arrivés vers 6h au chalet. J'ai pris mon vélo de chrono et je suis allé rouler une petite demi-heure pour décrasser du voyage. Ensuite, on a soupé avec un bon spaghetti et dodo. Samedi, on se rend au chrono en vélo. Je prépare mes affaires avant de faire mon réchauffement. Je monte sur la rampe, 3,2,1, partez! Mon chrono faisait trop mal pour la vitesse à laquelle je roulais. Sur la ligne je sais que je l'ai échappée. Je me suis rappelé que Pierre m'avait dit que la puissance c'est ce qui part le plus rapidement quand tu arrêtes. Il m'avait dit ça après un break de 10 jours...Imaginez 3 semaines!!! Ces 3 semaines ont fait disparaître tout semblant de watts dans mes jambes faut croire. Je termine 29/40...ouch! Cependant, mon coéquipier, Alex Cataford, a terminé 1er du chrono avec une avance de plus d'une minute. Avec les Senior 1-2, il se serait classé 4e avec un braquet junior...Impressionant! On prend donc le maillot de leader en charge pour les prochaines courses.

Le soir même on se rend au critérium dans le centre-ville de Baie-Saint-Paul. J'avais l'intention de racheter mon CLM du matin. Avant la course on élabore tout un plan pour permettre à Émile ou Lambert de sprinter pour la victoire, tout en protégeant Alex. Guillaume Boivin nous avait averti que le plan de match pour Charlevoix était de partir très vite dès le début et de rouler en avant étant donné le caractère technique de ce crit. Sur la ligne, je suis placé en arrière. En partant, 3 personnes en avant moi n'arrive pas à clipper. Je fais du quasi surplace avant de pouvoir essayer de remonter les Rocky qui sont déjà dans le premier virage full gas. Je poussais sur les pédales et c'est comme si mes jambes refusait de pousser une seule watt. Le chrono du matin était vraiment venu puiser dans le fond de ma forme déjà fragile! Trois tours ont été suffisant pour me sortir du peloton! J'attend de me faire doubler pour finalement sortir du walk of shame comme dirait Lambert, qui lui aussi se fait sortir plus tard. Une belle échappée est partie avec Olivier Hokmi (Atrium) et Simon-Pierre Maltais (Nippour-Devinci). Ils se rendront jusqu'au bout. Alex gardera le maillot de leader en plus de terminer 5e de l'étape. Émile fait 6e. On regarde la fin de la course senior et direction Mikes.

Dimanche. Course sur route la plus redoutée. Je ne me mets pas de pression au départ avec les deux courses de la veille, je savais que ce serait vraiment plus un entraînement qu'autre chose et de toute façon je n'ai pas trop de difficulté à grimper. Je suis bien placé sur la ligne et donc j'arrive à être à l'avant dès le début de la course. Je passe bien les bosses et je me sens bien. Dans la côte des Éboulements, je suis vraiment placé en avant et je passe bien la première vraie difficulté de la journée. Ensuite j'essaie d'ouvrir un gel, mais le bouchon est collé de gel depuis la dernière utilisation. Je me laisse glisser à l'arrière et j'essaie de l'ouvrir à deux mains, avec ma bouche...rien ne marche. En rangeant mon gel dans ma poche je remarque qu'on entre dans une descente de 11% pendant 3km et je suis toujours à l'arrière. Ça descendait assez vite et le vent du fleuve de côté rentrait dans le profil de mes roues. C'était assez freakant. Je décide de ne pas remonter le peloton dans la descente, parce que une autre chute pourrait probablement mettre fin à ma saison. J'attend d'être sur la plat pour remonter, mais il n'y en avait pas beaucoup avant la côte de Sainte-Irénée. Au pied de la côte, étant donné mon positionnement, j'étais déjà out de la course. En haut de la côte j'entreprend de remonter le plus de juniors possible. J'ouvre la machine pour 10km et je rattrape pas mal de juniors avant de bunké et de me faire rattraper par ces mêmes juniors. Au final, je finis 19e. Pas si mal pour un retour. J'avais des bonnes jambes, mais mon positionnement ne m'aidait pas. De toute façon c'était vraiment plus pour l'entraînement.

Récit de mon premier Lachine Pro-Élite à venir dans mon prochain article.

Thursday, May 19, 2011

Depuis Brossard / Accident





Beaucoup de choses depuis Brossard.










BROSSARD: On a tenté de s'imposer plus dans la course parce qu'on a vraiment les moyens de le faire, mais on a de la misère à s'organiser. Dès le début de la course, beaucoup de chutes surviennent. Et comme d'habitude, nous ne sommes pas épargnés. En fin de course, on a de la difficulté à se placer pour le sprint ce qui laisse Joakim et Émile livrés à eux-même. Joakim a un bris mécanique en sortant de la dernière courbe et Émile tente sa chance contre seul contre toutes les équipes. Pour ma part, j'ai fait deux attaques durant la course, dont une assez soutenue, mais en vain. La série de malchances se poursuit. Un soldat tombe au combat, Alex Bourgeois, a le poignet fracturé. Après la course nous nous sommes réuni pour parler de ce qui ne marchait pas. Un bon speech clair. On nomma éventuellement des road captains.











GRANBY: Anatomie d'un chrono: Départ-souffrance-arrivée. J'ai reçu mon vélo de TT la veille de la course, mais j'ai quand même réussi à avoir un bon fit grâce à Gérard Louis Robert. Seul hic, étant donné que le vélo appartenait à David Boily, je devais courir avec une 53 et donc bloquer ma 14. Je suis assez confiant au départ, car j'avais vraiment de bons chiffres à l'entraînement. J'ai un peu tardé à partir mon chrono et donc ça m'a pris du temps avant de me mettre dans mon rythme de croisière. Au final je fais 15e, mais je sais qu'avec les entraînements que je faisais, je peux faire beaucoup mieux dans les chronos à venir. C'est probablement le manque d'habitude aux longs chronos qui m'a posé problème, mais ça viendra plus tard en saison. Bilan: Chrono très ordinaire, mais je ne m'en fait pas pour autant je suis confiant!











LE CRASH: Le lendemain du chrono, je pars rouler avec Hendrik pour environ 4h au CGV et sur le circuit du WorldTour. Il est 9h10. On passe par Parc pour se rendre au CGV et on rentre downtown à toute vitesse en raison de la vitesse accumulée dans la descente...je n'avais pas d'odomètre, mais normalement on roule entre 50 et 65 dans cette partie de la rue. Je lead en avant et on roule en plein milieu de la voie de droite, car on roule plus vite que les autos et de cette façon on est visible. On a un long corridor devant nous et il n'y a aucune voiture. Je ne me préoccupe pas de la voie de gauche. De toute façon, je ne voyais pas vraiment ce qui se passait dans cette voie, car il y avait une bonne file d'auto...eh oui à 9h10 le matin! Tout d'un coup, une Mercedes tourne en avant de nous et restes en plein milieu de notre voie...elle ne sait pas si elle doit nous laisser passer ou si elle doit rentrer dans son entrée. Nous étions à une bonne distance, mais on roulait quand même très vite. Le conducteur hésite, il niaise, il avance, il fige...mais nous nous rapprochons dangereusement! J'avais commencé à freiner juste au cas. Je me suis dis qu'il rentrerait dans l'entrée mais il restait là...en plein milieu de la voie. Malgré mon freinage je suis rendu très près de la voiture. Je donne un bon coup de frein sinon je rentre dans la voiture de plein fouet. Ma roue d'en arrière se braque assez fort. Je récupère instinctivement. Bien honnêtement, j'aurais préféré tomber à ce moment bien précis... j'ai quasiment essayé de tomber. Mon braquage ressemblait à Joseba Beloki lors de sa fameuse chute où Lance Armstrong tel un cyclocross man a coupé dans le champ pour reprendre la route un peu plus loin. Ou encore comme Greg Baugé contre Kevin Sireau. Mais non, je suis toujours sur mon vélo. Je ne peux pas me tasser dans la voie de gauche, car il y a plein d'autos. Je suis à environ 5m de la voiture. Je donne un gros coup de frein encore une fois. Cette fois-ci, je passe par dessus mon guidon et je m'écrase la tête première dans l'arrière de la voiture. Black-out. Je ne me rappelle pu de rien. Voici les faits tels que racontés par Hendrik. Le chauffeur a arrêté et est sorti de son auto. Hendrik, normalement d'un tempérament plutôt doux et inoffensif se rue vers le chauffeur. Il l'insulte comme jamais. Selon lui, c'est la colère amérindienne qui est remonté man! Tout ça est bien beau, mais moi je suis toujours sur le bitume, je suis sans connaissance et je convulse...et je gémis! Heureusement, l'un des témoins était un médecin et m'a pris en charge pendant que le conducteur appelait une ambulance. Ce dernier était vraiment sous le choc. Le médecin me pose des questions et tout. La seule question que j'ai échouée est : Où es-tu? J'ai dis que je roulais sur Université en face du Delta, quand en fait j'étais sur Parc en face de La Cité. J'avais repris connaissance, mais pas tout à fait. On m'a rentré dans l'ambulance et direction Montreal General Hospital. Là-bas, j'ai passé des radios de mon coude, de mon épaule et de mon cou, où j'avais très mal. Ensuite, c'est le scan de ma tête parce que j'avais une lacération à la tête causée par mon casque et ça saignait à un assez bon débit. Finalement, rien de cassé, mais une bonne commotion. Ça prendra plusieurs jours de repos. La semaine suivante je n'ai pas roulé, bien entendu, et je ne suis allé à l'école qu'une journée et demi. Cette semaine, j'ai fait 4 demi-journée. J'ai des bons maux de tête et l'épaule/cou pas mal magané. J'avais de la difficulté à lever mon bras. La bonne nouvelle c'est que même si j'ai manqué St-Raymond et que je manquerai Gatineau/Hudson et Charlevoix, mes Canadiens ne sont pas en danger. Ce moment de répit forcé me permettra seulement d'être moins fatigué en fin de saison. Je recommencerai à rouler graduellement selon le protocole de l'ACC en ce qui concerne les commotions samedi. Ce sera 15 minutes de rouleau. By the way, pour les accros de l'équipement, mon vélo est pas mal scrap. Le top tube est fendu sur presque tout le long, cocottes cassées, etc.











Durant ma convalescence, j'ai écouté pas mal de vélo. J'ai commencé avec le Giro à tous les matins, puis ensuite j'ai enchaîné avec le Giro le matin et le Tour of California le soir. Ça fait des grosses journées! Le Giro fut marqué d'un sombre événement bien tôt durant la première semaine. En effet, le jeune Wouter Weylandt de la Leopard-Trek s'est tué dans une descente. Je ne me préoccupais pas trop de la chute, car la fin de course était excitante, mais j'avais un mauvais pressentiment et les circonstances me rappelait la mort de Fabio Casartelli. Le monde cycliste fut en deuil durant plusieurs jours. Sur le Giro, je croyais que Nibali serait l'homme à battre, mais Contador nous a fait tout une démonstration de force dimanche en s'envolant vers la victoire au sommet du Mt. Etna. Michele Scarponi faisait pitié à côté du cowboy version hispanique. Il a prouvé que toutes ces accusations à son sujet ne l'empêchait pas d'être l'un des cyclistes les plus dangereux du peloton. De quoi faire taire ses détracteurs. Du côté de la côte ouest américaine, nous observions de très les ti gars d'chez nous avec Team Spidertech p/b C10 qui a pris part au départ de la 6e édition de cette belle course. Keven Lacombe nous a causé une belle surprise en tenant tête à la puissante armada de Team Sky pour prendre les devants avec environ 100m à faire, mais il sera rejoint sur la ligne. Il finit tout de même avec une très respectable 4e position. Le lendemain, les Spiders iront mener un train d'enfer à l'avant de façon exemplaire pour lancer Lacombe. La tournure bizarre du sprint l'empêcha de concrétiser, mais il finira tout de même 6e. Belle cohésion d'équipe à cette étape. L'étape d'hier a presque sourit à notre Canadien, Ryder Hesjedal, qui sera repris au pied du Sierra Road. Selon moi, il a mal joué ses cartes, car il est capable d'une bonne explosion dans un final en montée. Partir si tôt fut une erreur puisqu'il aurait eu la forme pour sauter avec Horner, je crois. Il a toujours l'occasion de se reprendre avec le TT et les étapes de montagne à venir. J'aime bien le Tour de Californie pour le choix des parcours, les coureurs qui y sont présentés et le fait que dans une course par étapes d'une semaine, les coureurs ne peuvent se permettre d'erreurs. Vraiment une belle course et une belle organisation.











Je suis également l'impressionnant périple des frères Maltais à-travers le Canada. Bonne chance les gars. Lâchez pas! Pour suivre leur épopée sur deux roues, visitez le blog de David: http://davidmaltais.blogspot.com/











En fin de semaine je serai à Drummondville pour encourager mon frère et son équipe, ainsi que les cada'.











Photos du vélo craqué à venir.











A+

Monday, April 25, 2011

GP IGA de Sainte-Martine

Samedi passé se tenait la première course du circuit québécois à Ste-Martine, comme à toutes les années depuis la disparition de Pont-Rouge au calendrier. Pour ma part, il s'agissait de ma deuxième course de l'année après Battenkill le 10 avril.

Je suis arrivé sur le site de la course sans surprise. Je savais qu'il ferait froid, pas beau; que ce serait venteux et que malgré le peu de relief de la course, ce serait sélectif. Une belle classique belge. Un genre de Kuurne-Brussel-Kuurne... Par chance, la mère d'un coureur de l'équipe de mon frère était propriétaire d'un entrepôt qui se trouvait sur le site de la course. Nous avons donc eu une grande salle pour nous mettre à l'abri et pour nous réchauffer. C'est donc dans cet abri que nous nous sommes rencontrer, toute l'équipe pour la première fois étant donné que Alex C. et Émile étaient absents à Battenkill. Avant la course, on a un meeting avec Chris qui nous prépare à ce qui s'en vient et qui nous donne des conseils en ce qui concerne notre positionnement dans le peloton et les moves que l'on peut faire pour rendre cette course des plus sélectives. Pour ma part, j'ai appris de mes erreurs de Battenkill et je suis bien déterminer à rouler plus à l'avant et à ne pas perdre ma place et à être actif dans les bons coups. J'essaye aussi de plus m'impliquer dans la deuxième moitié de la course et me garder dans la première.

C'est assez spécial parce que depuis que j'ai 11 ans j'ai à peu près toujours roulé avec les mêmes gars et maintenant je suis équipier avec des gars avec qui je n'aurais jamais vraiment imaginé courir. Déjà avant le départ je sens qu'il y a une bonne chimie entre les gars. La course part. On se tient assez à l'avant, mais les Nippour-Devinci sont aussi bien présents dans les places de choix. Quelques accélérations insignifiantes en début de course comme d'hab'. Après 2 tours de complétés (6 to go), Cataford, Joakim et Lambert vont à l'avant et avec le crosswind, appuient et tentent de faire une bordure pour faire la première sélection. Un très bon move puisqu'il y avait trop de monde dans le peloton. Seul hic, j'étais mal placé et j'ai souffert de cette cassure. Durant 7 km, vent de dos, vent de côté, je me bats pour revenir dans le groupe et finalement je refais mon chemin vers l'avant du peloton. Manque de communication entre les coureurs. Si on était tous allés à l'avant on aurait pu faire mal pour vrai. Deux tours plus tard, je me fais jouer le même tour à la suite d'une attaque de Félix Bouvette de Vélo Sélect et de Joakim, mais je reviens vite et étant donné le nombre décroissant de coureurs dans le peloton, je réussis à m'asseoir à l'avant du peloton pour de bon. On est plus que 4 dans le premier groupe: Cataford, Émile, Lambert et moi. Joakim creusait un bon trou avec Félix à l'avant. Dès lors, on s'assoit et on laisse travailler les autres équipes pour ne pas nuire à notre coéquipier à l'avant. Le tour suivant, les équipes de chasse appuient plus fort dans le cross du côté de la ligne et on perd des joueurs. Cataford brise sa chaîne et Lambert et Émile décroche. Moi je me remonte à l'avant encore. À ce moment, j'aperçois Joakim à l'avant qui venait de décrocher de Félix. On est donc plus que deux dans le premier groupe et on se met au travail avec deux tours à faire pour essayer de "bring down the gap" comme dirait ce cher Phil Liggett. Avec 1 tour et demi à faire, Yohan Patry et Dave Onsow de Rocky Mountain lance une attaque juste avant le crosswind. Je tente de remonter sur eux en me cachant du vent, mais j'suis vraiment à découvert et j'étais peut-être un peut limite à ce moment. On garde tout de même un mince écart durant longtemps. Mais avec autant de vent, même un mince écart semble impossible à combler. Il y a 6 gars à l'avant et on est 4. Dans le vent de face et de côté, ils creusent l'écart, mais en tournant sur le "stretch" vent de dos, on baisse l'écart dangereusement et ils apparaissent environ à 15 secondes devant nous. Je suis super motivé à revenir sur eux et entre temps, j'avais retrouvé mes jambes et je me sentais prêt à appuyer. À 5 km de la ligne, je mets toute la gomme et lorsque l'on tourne vent de côté pour l'arrivée avec 1,5km à faire, j'attaque et je me colle sur la bordure pour que personne ne puisse profiter de moi. Je mets tout ce que j'ai. Quand je ralentis, je me relève pour quelques coups, me rassoit et "pace". Le groupe en avant se rapproche de ma rétine. Avec 500m, j'me mets à sciller. "Dans le tape", comme ils disent. Étrangement, à la marque des 500m je me suis mis à penser à mon 500m des Championnats canadiens U17 sur piste l'an passé. Je sais pas si ça m'a assomé ou si j'ai vu une opportunité de me reprendre, mais à la ligne je finis avec 9 secondes derrière le premier groupe, en 8e position.

En général, je crois que ce fut une bonne course étant donné que malgré tous les coups que j'ai dû donner, ma forme ne faisait que s'améliorer plus la course avançait. Comme à Battenkill, j'ai peut-être manqué le bon coup, mais en fin de semaine je me sentais plus en mesure de me battre jusqu'à la fin pour réparer la gaffe. De plus, mon dos a tenu le coup cette fois ci. Ma forme de course revient, mais stratégiquement, je me faciliterais beaucoup plus la vie en ayant un positionnement parfait dans le peloton. En général, je suis bien placé, mais j'ai tendance à me laisser tasser. Ça augure bien pour les courses à venir.

Sinon, dimanche je n'ai pas mangé trop de chocolat (affutage oblige), mais je me suis régalé devant un superbe final de Liège-Bastogne-Liège impliquant les frères Schleck et le seul et unique, Philippe Gilbert. Pas besoin de vous dire que mon homme était Gilbert. Ce coureur m'inspire par son sens de la course, sa grande polyvalence et son panache. Ce sont des amis belges qui m'ont appris à aimer ce coureur et je dois dire qu'en ce moment, c'est probablement celui qui m'impressionne le plus cette saison. Enchaîner la Flèche Brabançonne, l'Amstel Gold Race, la Flèche Wallone et puis finalement la Doyenne, une après l'autre en seulement 11 jours est assez extraordinaire.

Dimanche prochain, j'irai tester ma forme de critérium à Brossard avec l'équipe. J'avais laissé cette discipline sur une bonne note l'année dernière en étant très actif dans la course du critérium des Championnats québécois junior. Ça avait été une super course pour moi et j'avais bien réussi mon final.

A+