Reconnu par certains comme la course la plus dure au Canada, le GP de Charlevoix se déroulait durant la fin de semaine du 2-3 juin. Un contre-la-montre le samedi matin, suivi d'un critérium urbain en soirée, puis une course sur route des plus exigeantes le dimanche.
Au chrono, j'avais un bon lapin et un autre en arrière. Olivier Hokmi, en arrière, avait terminé dans la même seconde que moi à Granby, mais je savais qu'il était plus rapide que moi au contre-la-montre. S'il me passait, je devais le garder en vue le plus longtemps possible. Sinon, il s'agissait d'un parcours de 15km tout en explosion. Après 4km, je rattrape mon lapin de devant. Après 6km, je me fais reprendre par Hokmi, mais je le garde en vue jusqu'à la fin pour finir exactement 30 secondes en arrière de lui. Ce temps me place en 9e position. Un chrono normal, j'étais à ma place, autour des mêmes gars qu'à Granby. J'accuse un retard de 1min 17 après le chrono.
Le dur critérium de Baie St-Paul est comparable à un critérium de minimes. Ça part sul' gun. Un coureur pris en arrière sur la ligne de départ a peu de chances d'accrocher. La grande question était de savoir qui prendrait la course en charge dès le début. La réponse était: nous. Ayant 3 gars dans les 10 premiers au général, nous allions presque tous être appelé sur la première ligne. On se réchauffe beaucoup et intensément sous le regard incrédule des autres coureurs qui profite du beau temps et de l'ambiance. Nous arrivons à la dernière minute sur la ligne. Finalement, pas d'appel et c'est sans appel. On est mal placé, mais on réussit à profiter de la fenêtre d'un tour pour se replacer. On met la hache avec l'aide de IAMGOLD. Pendant les 10 premiers tours, ça roule en file indienne et ça saut à l'arrière. Pas moyen d'attaquer ou de remonter. On relâche un peu jusqu'à 15 tours et tout devient désorganiser. On essaie de reprendre le contrôle du peloton avec plus ou moins de succès. Avec 4 tours à faire, je tente ma chance et j'attaque avec Hendrik dans la roue. On creuse un bon trou...l'attaque la plus dangereuse de la course. On a une bonne cohésion, on roule bien, mais on se retourne trop et on se fait reprendre avec 1 tour à faire par l'équipe Devinci qui amène. Aucun résultat dans cette course, mais l'honneur d'avoir été ceux qui ont travaillé le plus fort et qui ont durci la course.
La course sur route de Charlevoix est redoutable, redoutée. Cette année, le parcours était allongé à 122km dans les innombrables bosses de la région de Charlevoix, moins la côte de Ste-Irénée, plus la côte du Casino. Mais surtout, plus 8 degrés avec une pluie diluvienne. Mon room-mate Marco me réveille en criant: «Sacrament! Ça drache!!!» J'ai vite compris que c'était pas beau dehors. On se prépare. Je m'habille bien et je met beaucoup de couches pour au moins garder le corps au sec. On sort dehors et au fond ce n'est pas si mal. Une fois mouillé, tu peux pas être plus mouillé! La course part avec un long contrôlé. Je ne veux pas rouler dans les roues...c'est fatiguant recevoir de l'eau dans le visage tout le temps. Yohan s'échappe après 20 km en solo. Nous entamons la chasse peu après. Je suis à l'avant et je roule pour finalement me retourner après le ravito et remarquer que nous ne sommes plus que 8 juniors + 2 seniors 3. Dans le groupe, Oli Brisebois, Marc-Antoine Soucy et moi-même travaillons très fort pour ramener. Certains dans le groupe n'assument tout simplement pas leurs fonctions dans le groupe et semble préconiser la stratégie «s'économier-pour-finir-bon-2e-derrière-un-coureur-parti-après-20 bornes». Ce n'est tout simplement pas ma philosophie. J'aime mieux me vider les tripes sur la route et finir dernier du groupe, mais au moins avoir le sentiment du devoir accompli. Heureusement que Soucy et Brisebois partageaient cette vision. Plus la course avance, plus on perd des joueurs. À un moment, Brisebois et moi avons essayé de s'échapper, en vain. Je me fais décrocher dans la côte du casino. J'ai complètement cassé. J'avais mangé beaucoup, mais juste pas assez pour les conditions. Dans le Casino s'était laborieux. En haut, je mange beaucoup, je me réhydrate. L'énergie revient tranquillement et Pat remonte la caravane pour venir à ma hauteur. J'avais vraiment ralenti l'allure, mais je trouve le courage de me lever, d'en mettre une de plus et de commencer la chasse vers le premier groupe qui avait repris Yohan. J'étais maintenant 5e sur la route. Les jambes piquaient fort, mais j'essayais d'ignorer la douleur. Je temporise dans les montées puis je bascule dans les descentes puis sur le plat. À 5km de l'arrivée, je vois l'auto du DS de Rocky. Je sais que l'échappée est tout prêt. Ça me motive à rouler encore plus fort. Finalement je reviens avec 1,5 km à faire. J'avais plus de vitesse que l'échappée et j'aurais donc dû attaquer, mais j'ai freiné pour me reposer et attendre la dernière ascension de 500m vers l'arrivée, car je suis capable d'une bonne explosion dans les derniers mètres durs. Mais la course avait fait ses dommages. Quand ça part, je me lève, j'essaye, mais les crampes embarquent. Pas capable de prendre part au final. Je termine avec un retard de 18 secondes sur le vainqueur, Olivier Brisebois.
Au classement général, je passe de la 9e à la 3e position. J'aurais aimé pouvoir disputer le final, mais bon au moins j'ai fait ce que j'avais à faire et j'ai vraiment tout vidé sur la route. Tout cela me satisfait. De plus, je le vois également comme une bonne préparation pour les montagneux Championnats canadiens.
Le post-Charlevoix fut dur. Dans la semaine suivante, j'ai boosté mes entraînements et je n'ai vraiment pas bien récupéré. Ça a paru à Pont-Rouge où je m'en sors avec un sprint insignifiant dans la garnotte, et St-Raymond où je n'aurais simplement pas dû prendre le départ. Vraiment claqué. J'ai pris du repos en début de semaine et je suis maintenant de retour à l'entraînement, pour un dernier droit vers les Canadiens puis mon départ pour la France.
"A place where I let my imagination and travel speak itself after races or in between... enjoy, don't judge!" - Dominique Rollin
Thursday, June 14, 2012
Monday, May 28, 2012
GP Matapédia avec panache
En fin de semaine se déroulait le GP Matapédia. Il s'agissait de la course la plus éloignée où nous aurions à courser cette année. Nous sommes donc partis vendredi matin, Pat et tous les gars de l'équipe, en compagnie du sympathique David Zabriskie qui nous guidait sur le Garmin dans l'auto, vers Amqui.
Nous sommes arrivés en après-midi et avons immédiatement embarqué sur nos vélos, question de tourner les jambes après environ 8h d'auto. Nous sommes donc allés rouler sur le circuit routier du lendemain, une boucle de 7,3 km où le vent allait être notre pire ennemi. En analysant bien le finish, deux choses sont à retenir: ne pas mettre trop gros au sprint, et surtout, ne pas sortir trop tôt, car en haut du petit buton précédant l'arrivée, la ligne semblait proche, mais il restait quand même 300m et les derniers 100m montaient.
Le lendemain, je saute dans une attaque et nous creusons un bon trou, mais je suis repris. La contre-attaque formera la bonne échappée. Durant les 5 derniers tours, je ne prend pas de relais, car Lambert se trouvait à l'avant et il était le plus rapide au sprint des 4 coureurs. À un tour de la fin, l'échappée n'est plus qu'à 20 secondes en avant. Je me rapproche du devant du peloton au cas où l'échappée serait reprise et que je doive sprinter. Devinci et Atrium chasse fort malgré le fait que chacune de ces deux équipes avait un coureur à l'avant. Finalement l'échappée se rend, Lambert prend la 4e place. À 300m de la ligne je me retrouve à l'avant et je m'emballe. Je fais tout ce qu'il ne fallait pas faire...sprint à 300m, tout à droite. Au final je me fais complètement bouffer pour finir 9e. Goût amer, mais il reste tout de même une étape, et pas n'importe laquelle.
Après le circuit routier, nous avons attrapé un lunch et nous sommes partis sur la route de la course du lendemain. Premiers 35km plats. Rien à signaler. Virage à gauche et la route commence à faire des montagnes russes, pour finalement se transformer en long ruban abrupte à perte de vue. Après cette longue série de longues montées, longue descente, 30 km de plat et c'est reparti dans les bosses jusqu'à 3 km de l'arrivée où la route descendait.
Dimanche matin, la course est lancée à 9h et 10 degrés. Nous sommes positionnés et ça ne roule sérieusement pas. Après environ 10 km, Marco prend la poudre d'escampette avec Shawn Turcotte (Rocky) et David Fugère (Atrium). Ces derniers sprintent au sprint intermédiaire. Marco garde le rythme et part en solitaire pendant que Shawn revient dans le peloton, alors que David, se rendant compte du jeu de Marco, se lance à sa poursuite. Il ne reviendra cependant pas sur Marco. Le fait d'avoir un coéquipier en échappée enlevait la responsabilité de l'équipe de rouler. Le peloton a commencé à réagir (un peu) lorsque Marco a atteint le cap des 5 minutes. Nous entamons donc les bosses bien à l'avant, prêt à suivre les coups. Yohan met la hache dans les passages les plus accentués. Je répond bien aux premiers coups, mais je finis par éclater. Je tente de m'accrocher au groupe, mais je suis distancé d'au moins 30 secondes avec plusieurs ascensions restantes avant la longue descente. J'appuie vraiment fort dans ces montées et je m'assure surtout de basculer fort. Je réussi à recoller dans le début de la descente et je prend un gel immédiatement. Je me laisse récupérer à l'arrière du peloton réduit par la difficulté des montées, avant de commencer à participer à la chasse de Yohan et de Oli Hokmi et David Drouin qui avaient sautés avec lui. Deux Espoirs attaquent. Je bridge avec Lambert dans la roue. Nous sommes donc deux Espoirs et deux Spidertech en chasse, ce qui facilite la cohésion du groupe. Nous attaquons la deuxième section de montée à quatre, mais nous sommes rejoint par 4 coureurs. À un moment, nous voyons l'échappée en avant, mais Yohan aussi nous avait vu. Il a donc attaqué, et décroché les autres. Nous avons repris les deux Atrium, mais Yohan restait hors de portée. À 5km de la fin, il semblait évident que nous nous reviendrions pas dessus étant donnée que la fatigue commençait à nuire à la cohésion de notre groupe. Je commence donc à penser au sprint et à me méfier d'une attaque tardive. Les 3 derniers kilomètres sont descendants jusqu'à l'arrivée. À 1km de la ligne je me retrouve devant. Je laisse passer 2 coureurs pour ne pas avoir à lancer de trop loin. Miclette roule fort, probablement pour lancer Elliott. Je suis le premier à partir le sprint à 150m de la ligne. J'ai attendu à la dernière minute pour ne pas me faire prendre comme la veille. De plus, les 100 derniers mètres étaient pentus. À 50m, je mène toujours le sprint, mais je coince un peu et Elliott m'ajuste avec 25 m à faire. Je prend la 3e place, en me disant qu'avec une dent de moins, je l'aurais eu...comme la veille. Lambert rentre en 5e. Je reçois les félicitations affectives d'Hendrik, mon partner d'entraînement, qui entre en 4e position.
Je me rend compte que j'ai oublié de parler de Marco. Eh bien, Marco le pistard, qui ne sait pas grimper et qui avait mal au dos, a tout de même passé la journée dans les bosses à l'avant. 70km en solitaire. Une vraie démonstration de force qui démontre bien que les courses de vélo ne s'écrivent pas sur les feuilles de résultats, mais sur les routes, à la pédale, au panache. Je crois sincèrement qu'il s'agit de l'un des moments forts de la fin de semaine.
Pour ma part, je suis satisfait de la course que j'ai réalisé. Malgré une défaillance dans les premières montées je suis allé puiser au fond pour revenir et contre-attaquer plus tard. À l'avenir, cependant, il faudra que je sois capable de m'accrocher dans les premiers coups et que je sois moins diesel dans les montées. Basso n'est pas mon idole de jeunesse pour rien. Je devrai être capable de relancer debout même dans les pourcentages très accentués. En analysant ma course plus tard, je me rend compte que j'aurais eu les jambes pour attaquer le groupe de chasse, chose que je n'ai pas faite, et qui aurait pu marcher. Je devrai moins me fier à mon sprint de groupe et un peu plus faire confiance à mon instinct de baroudeur.
Bref, ce fut une superbe fin de semaine en général pour l'équipe, où tous les membres ont contribué au succès de l'équipe avec brio. La première victoire se fait toujours attendre, mais tant que les ingrédients sont là, le temps fera le reste. J'aurai la chance de retester ma forme à Charlevoix la semaine prochaine!
Nous sommes arrivés en après-midi et avons immédiatement embarqué sur nos vélos, question de tourner les jambes après environ 8h d'auto. Nous sommes donc allés rouler sur le circuit routier du lendemain, une boucle de 7,3 km où le vent allait être notre pire ennemi. En analysant bien le finish, deux choses sont à retenir: ne pas mettre trop gros au sprint, et surtout, ne pas sortir trop tôt, car en haut du petit buton précédant l'arrivée, la ligne semblait proche, mais il restait quand même 300m et les derniers 100m montaient.
Le lendemain, je saute dans une attaque et nous creusons un bon trou, mais je suis repris. La contre-attaque formera la bonne échappée. Durant les 5 derniers tours, je ne prend pas de relais, car Lambert se trouvait à l'avant et il était le plus rapide au sprint des 4 coureurs. À un tour de la fin, l'échappée n'est plus qu'à 20 secondes en avant. Je me rapproche du devant du peloton au cas où l'échappée serait reprise et que je doive sprinter. Devinci et Atrium chasse fort malgré le fait que chacune de ces deux équipes avait un coureur à l'avant. Finalement l'échappée se rend, Lambert prend la 4e place. À 300m de la ligne je me retrouve à l'avant et je m'emballe. Je fais tout ce qu'il ne fallait pas faire...sprint à 300m, tout à droite. Au final je me fais complètement bouffer pour finir 9e. Goût amer, mais il reste tout de même une étape, et pas n'importe laquelle.
Après le circuit routier, nous avons attrapé un lunch et nous sommes partis sur la route de la course du lendemain. Premiers 35km plats. Rien à signaler. Virage à gauche et la route commence à faire des montagnes russes, pour finalement se transformer en long ruban abrupte à perte de vue. Après cette longue série de longues montées, longue descente, 30 km de plat et c'est reparti dans les bosses jusqu'à 3 km de l'arrivée où la route descendait.
Dimanche matin, la course est lancée à 9h et 10 degrés. Nous sommes positionnés et ça ne roule sérieusement pas. Après environ 10 km, Marco prend la poudre d'escampette avec Shawn Turcotte (Rocky) et David Fugère (Atrium). Ces derniers sprintent au sprint intermédiaire. Marco garde le rythme et part en solitaire pendant que Shawn revient dans le peloton, alors que David, se rendant compte du jeu de Marco, se lance à sa poursuite. Il ne reviendra cependant pas sur Marco. Le fait d'avoir un coéquipier en échappée enlevait la responsabilité de l'équipe de rouler. Le peloton a commencé à réagir (un peu) lorsque Marco a atteint le cap des 5 minutes. Nous entamons donc les bosses bien à l'avant, prêt à suivre les coups. Yohan met la hache dans les passages les plus accentués. Je répond bien aux premiers coups, mais je finis par éclater. Je tente de m'accrocher au groupe, mais je suis distancé d'au moins 30 secondes avec plusieurs ascensions restantes avant la longue descente. J'appuie vraiment fort dans ces montées et je m'assure surtout de basculer fort. Je réussi à recoller dans le début de la descente et je prend un gel immédiatement. Je me laisse récupérer à l'arrière du peloton réduit par la difficulté des montées, avant de commencer à participer à la chasse de Yohan et de Oli Hokmi et David Drouin qui avaient sautés avec lui. Deux Espoirs attaquent. Je bridge avec Lambert dans la roue. Nous sommes donc deux Espoirs et deux Spidertech en chasse, ce qui facilite la cohésion du groupe. Nous attaquons la deuxième section de montée à quatre, mais nous sommes rejoint par 4 coureurs. À un moment, nous voyons l'échappée en avant, mais Yohan aussi nous avait vu. Il a donc attaqué, et décroché les autres. Nous avons repris les deux Atrium, mais Yohan restait hors de portée. À 5km de la fin, il semblait évident que nous nous reviendrions pas dessus étant donnée que la fatigue commençait à nuire à la cohésion de notre groupe. Je commence donc à penser au sprint et à me méfier d'une attaque tardive. Les 3 derniers kilomètres sont descendants jusqu'à l'arrivée. À 1km de la ligne je me retrouve devant. Je laisse passer 2 coureurs pour ne pas avoir à lancer de trop loin. Miclette roule fort, probablement pour lancer Elliott. Je suis le premier à partir le sprint à 150m de la ligne. J'ai attendu à la dernière minute pour ne pas me faire prendre comme la veille. De plus, les 100 derniers mètres étaient pentus. À 50m, je mène toujours le sprint, mais je coince un peu et Elliott m'ajuste avec 25 m à faire. Je prend la 3e place, en me disant qu'avec une dent de moins, je l'aurais eu...comme la veille. Lambert rentre en 5e. Je reçois les félicitations affectives d'Hendrik, mon partner d'entraînement, qui entre en 4e position.
Je me rend compte que j'ai oublié de parler de Marco. Eh bien, Marco le pistard, qui ne sait pas grimper et qui avait mal au dos, a tout de même passé la journée dans les bosses à l'avant. 70km en solitaire. Une vraie démonstration de force qui démontre bien que les courses de vélo ne s'écrivent pas sur les feuilles de résultats, mais sur les routes, à la pédale, au panache. Je crois sincèrement qu'il s'agit de l'un des moments forts de la fin de semaine.
Pour ma part, je suis satisfait de la course que j'ai réalisé. Malgré une défaillance dans les premières montées je suis allé puiser au fond pour revenir et contre-attaquer plus tard. À l'avenir, cependant, il faudra que je sois capable de m'accrocher dans les premiers coups et que je sois moins diesel dans les montées. Basso n'est pas mon idole de jeunesse pour rien. Je devrai être capable de relancer debout même dans les pourcentages très accentués. En analysant ma course plus tard, je me rend compte que j'aurais eu les jambes pour attaquer le groupe de chasse, chose que je n'ai pas faite, et qui aurait pu marcher. Je devrai moins me fier à mon sprint de groupe et un peu plus faire confiance à mon instinct de baroudeur.
Bref, ce fut une superbe fin de semaine en général pour l'équipe, où tous les membres ont contribué au succès de l'équipe avec brio. La première victoire se fait toujours attendre, mais tant que les ingrédients sont là, le temps fera le reste. J'aurai la chance de retester ma forme à Charlevoix la semaine prochaine!
Trève de montagne
Durant la fin de semaine du 19-20 mai, nous avons décidé de nous diriger vers Lac-Mégantic au lieu de prendre part au rapide GP de Gatineau. En effet, le but était d'aller reconnaître les parcours des championnats canadiens qui auront lieu dans exactement 1 mois.
Nous avons d'abord roulé le parcours du TT relax en arrivant le samedi après-midi. Il s'agit d'un parcours qui n'est jamais tout à fait plat. Il faudra bien gérer les longs faux-plats montants et trouver l'option la plus rapide dans les descendants. Ce sera d'autant plus difficile étant donné que ce sera un contre-la-montre de 30km, la distance la plus longue permise pour des championnats juniors.
Dimanche matin, nous nous sommes rendus à la boucle que nous ferrons 3 fois sur le circuit routier. La boucle comprend le Morne, une bosse assez accentuée qui sera probablement la clé de ces championnats. La course ne se gagnera pas là, mais il sera facile de la perdre. Nous avons donc fait une fois la boucle en reconnaissance. En après-midi, nous avons fait une simulation de course sur l'aller vers la boucle. Après peu de temps, je me détache avec Lambert et j'attaque plusieurs fois à l'approche de l'arrivée. Rien n'y fait, il me surprend et me bat avec son arme fatale, le sprint. Rendu au circuit, nous étions supposés faire 4 montées du Morne à bloc, mais nous coupons l'entraînement à 2 montées en raison de la chaleur étouffante et de la fatigue accumulée dans la simulation de course. J'ai bien grimpé le Morne, mais pour être dans le coup aux championnats, je devrai acquérir une petite coche de plus qui me permettra non pas seulement de grimper vite, mais d'être capable de donner des coups. Sur le chemin du retour, nous étions supposé revenir en auto, mais nous décidons de rentrer en vélo pour faire un cool-down. Il fait beau et chaud, et je décide donc de simuler une échappée sur le chemin du retour. J'ai bouffé les bosses des 35 derniers kilomètres à bloc pour bien me vider. Je rentre complètement épuisé, mais satisfait de l'effort.
J'ai cependant payé le prix de mon effort le lundi matin. Nous avons fait une simulation du chrono de 30 km, afin de prendre le pouls d'un si long contre-la-montre. Après un aller (7,5 km) je souffre le martyr...au fessier. Je ne m'étais pas étiré après l'entraînement de la veille et j'avais de la difficulté à rester dans les barres tellement j'avais mal aux fesses. Je relâche donc l'effort après 15km, mais termine tout de même la distance en appuyant dans les faux-plats plus difficiles pour simuler du mieux possible la vitesse de course du championnat.
C'était la première fois que j'allais vraiment repérer un circuit de course avant une course importante et je crois que ce serait très bénéfique pour les championnats. Finalement, quel est le rapport avec le titre? En fait, après avoir passé 3 jours dans les bosses de Mégantic, nous sommes venus à la conclusion que dans la vie, il y a deux types de personnes: les chèvres de montagne et les trèves de montagne.
Nous avons d'abord roulé le parcours du TT relax en arrivant le samedi après-midi. Il s'agit d'un parcours qui n'est jamais tout à fait plat. Il faudra bien gérer les longs faux-plats montants et trouver l'option la plus rapide dans les descendants. Ce sera d'autant plus difficile étant donné que ce sera un contre-la-montre de 30km, la distance la plus longue permise pour des championnats juniors.
Dimanche matin, nous nous sommes rendus à la boucle que nous ferrons 3 fois sur le circuit routier. La boucle comprend le Morne, une bosse assez accentuée qui sera probablement la clé de ces championnats. La course ne se gagnera pas là, mais il sera facile de la perdre. Nous avons donc fait une fois la boucle en reconnaissance. En après-midi, nous avons fait une simulation de course sur l'aller vers la boucle. Après peu de temps, je me détache avec Lambert et j'attaque plusieurs fois à l'approche de l'arrivée. Rien n'y fait, il me surprend et me bat avec son arme fatale, le sprint. Rendu au circuit, nous étions supposés faire 4 montées du Morne à bloc, mais nous coupons l'entraînement à 2 montées en raison de la chaleur étouffante et de la fatigue accumulée dans la simulation de course. J'ai bien grimpé le Morne, mais pour être dans le coup aux championnats, je devrai acquérir une petite coche de plus qui me permettra non pas seulement de grimper vite, mais d'être capable de donner des coups. Sur le chemin du retour, nous étions supposé revenir en auto, mais nous décidons de rentrer en vélo pour faire un cool-down. Il fait beau et chaud, et je décide donc de simuler une échappée sur le chemin du retour. J'ai bouffé les bosses des 35 derniers kilomètres à bloc pour bien me vider. Je rentre complètement épuisé, mais satisfait de l'effort.
J'ai cependant payé le prix de mon effort le lundi matin. Nous avons fait une simulation du chrono de 30 km, afin de prendre le pouls d'un si long contre-la-montre. Après un aller (7,5 km) je souffre le martyr...au fessier. Je ne m'étais pas étiré après l'entraînement de la veille et j'avais de la difficulté à rester dans les barres tellement j'avais mal aux fesses. Je relâche donc l'effort après 15km, mais termine tout de même la distance en appuyant dans les faux-plats plus difficiles pour simuler du mieux possible la vitesse de course du championnat.
C'était la première fois que j'allais vraiment repérer un circuit de course avant une course importante et je crois que ce serait très bénéfique pour les championnats. Finalement, quel est le rapport avec le titre? En fait, après avoir passé 3 jours dans les bosses de Mégantic, nous sommes venus à la conclusion que dans la vie, il y a deux types de personnes: les chèvres de montagne et les trèves de montagne.
Monday, May 14, 2012
Début de saison / Crit CUCC
Mon début de saison québécois s'est plus ou moins déroulé comme prévu. Au GP de Ste-Martine, je suis entrain de créer l'échappée principale de la course quand je suis contraint à l'abandon en raison d'une douleur en arrière du genou. J'étais assez préoccupé par cette douleur puisque je la tolérais depuis déjà un mois en me disant toujours: «C'est pas grave, ça va passer!». Je suis donc rentré chez le physio le lendemain. Finalement, j'avais une tendinite au bas des ischios. Je n'ai presque pas roulé de la semaine, mais j'ai tout de même décidé de faire le CLM de Granby. Je n'ai ressenti aucune douleur, sauf bien sûr la souffrance d'un CLM, mais j'étais un peu à court de jus étant donné mon peu d'entraînement dans la semaine précédente. Je termine tout de même dans une très respectable 10e place en me disant que ça ne peut que mieux aller puisque j'avais de bonnes sensations tout de même. Je n'ai pas couru à Brossard pour ne pas aggraver ma blessure.
Étant donné que je me sentais mieux cette semaine, j'ai couru le critérium universitaire CUCC. Après un début de course rapide où nous avons été très agressif, une échappée composée de Hendrik et Oli Brisebois (Rocky) réussit à décoller. Lambert et moi travaillons fort à l'avant pour ramener sans trop d'aide étant donné que nos rivaux avaient un gars dans l'échappée. On essaie de ramener et d'attaquer, mais rien n'y fait. À 5 tours de la fin, il était évident que ça ne reviendrait pas donc on se met en position de sprinter pour la 3e place. Marco prend les commandes de la course avec 1 tour à faire avec respectivement moi et Lambert dans la roue. À 700m, je prend le contrôle vent de face, tourne le dernier virage et part un sprint graduel pour lancer Lambert, qui sort de ma roue pour gagner le sprint et la 3e place. Je prend une insignifiante 16e place étant donné que le plus important c'est le nom sur le maillot, et celui-ci a pris la 3e place. Au final, nous n'avons concédé que 13 secondes à l'échappée.
Je suis tout de même satisfait de la façon dont nous avons couru cette course. Nous avions une bonne chimie et nous communiquions beaucoup dans le peloton, mais au final la supériorité numérique l'a emporté. Je crois que ce n'est que partie remise et qu'il ne nous manque pas grand chose pour aller chercher la petit coche de plus qui nous mènera à la première victoire de la saison. De mon côté, mon changement de positionnement fut bénéfique puisque je n'ai ressenti aucune douleur aux tendons pour une 2e course consécutive. De plus, je n'ai pas trop perdu de forme puisque j'ai été en mesure de prendre des gros relais, de bonnes relances et des attaques pas trop mal non plus. Je crois que l'on peut conclure qu'il s'agissait d'une bonne coursette d'entraînement pour l'équipe.
La fin de semaine prochaine nous serons au Lac-Mégantic pour repérer les parcours des Championnats canadiens. Ensuite, ce sera Amqui puis Charlevoix.
A+
Étant donné que je me sentais mieux cette semaine, j'ai couru le critérium universitaire CUCC. Après un début de course rapide où nous avons été très agressif, une échappée composée de Hendrik et Oli Brisebois (Rocky) réussit à décoller. Lambert et moi travaillons fort à l'avant pour ramener sans trop d'aide étant donné que nos rivaux avaient un gars dans l'échappée. On essaie de ramener et d'attaquer, mais rien n'y fait. À 5 tours de la fin, il était évident que ça ne reviendrait pas donc on se met en position de sprinter pour la 3e place. Marco prend les commandes de la course avec 1 tour à faire avec respectivement moi et Lambert dans la roue. À 700m, je prend le contrôle vent de face, tourne le dernier virage et part un sprint graduel pour lancer Lambert, qui sort de ma roue pour gagner le sprint et la 3e place. Je prend une insignifiante 16e place étant donné que le plus important c'est le nom sur le maillot, et celui-ci a pris la 3e place. Au final, nous n'avons concédé que 13 secondes à l'échappée.
Je suis tout de même satisfait de la façon dont nous avons couru cette course. Nous avions une bonne chimie et nous communiquions beaucoup dans le peloton, mais au final la supériorité numérique l'a emporté. Je crois que ce n'est que partie remise et qu'il ne nous manque pas grand chose pour aller chercher la petit coche de plus qui nous mènera à la première victoire de la saison. De mon côté, mon changement de positionnement fut bénéfique puisque je n'ai ressenti aucune douleur aux tendons pour une 2e course consécutive. De plus, je n'ai pas trop perdu de forme puisque j'ai été en mesure de prendre des gros relais, de bonnes relances et des attaques pas trop mal non plus. Je crois que l'on peut conclure qu'il s'agissait d'une bonne coursette d'entraînement pour l'équipe.
La fin de semaine prochaine nous serons au Lac-Mégantic pour repérer les parcours des Championnats canadiens. Ensuite, ce sera Amqui puis Charlevoix.
A+
Saturday, April 28, 2012
Hiver/Battenkill/Nouvelles
Longtemps depuis mon dernier post. Un hiver de temps. Un hiver qui a été très formateur pour moi. Un hiver où j'ai dû apprendre pour la première fois à concilier école, vélo et boulot. Pas toujours facile. Comme a dit Charly Vivès dans un article pour Veloptimum: « C'est pas facile, mais ça se fait. » N'ayant pas pris l'option sport-études, mes sessions étaient assez chargées et je sautais souvent par dessus mes entraînements. Un peu paniqué de la situation, une rencontre avec mon entraîneur à la fin février à tout remis en place.
Le départ pour le premier camp printanier en Arizona suivit. Un deux semaines bien intensif de longue distance dans les vallons de Tucson. Les jambes tournaient bien, la température était exceptionnelle...que demander de plus? Le camp s'est terminé avec la traditionnelle montée du Mt. Lemmon, col long de 45km à 5%. Coup de fringale, coup de pompe, pas les jambes, flat de jambes...appelez ça comme vous voulez, je fais 10 minutes plus lent que l'an dernier. Mais bon, pas de qui s'énerver parce que comme disait la grand-mère de Régis Allais, encadreur du camp et propriétaire de l'équipe française ACMEA: « Qui démarre comme un lion, ratterit comme un con! » Sages paroles, sages paroles. Je suis content de mon camp où je termine avec 1200km au compteur en 12 jours. Content des effets physiques, mais également mentaux. Le camp m'a permis de retrouver le plaisir de juste rouler. Rouler pour le plaisir. Embarquer sur le vélo et enjoy the ride. J'avais un peu perdu ce plaisir à la fin d'une mauvaise saison l'an dernier et d'un hiver de Computrainer saccadé. Merci à Pierre Hutsebaut, Gérard Louis Robert, Régis Allais et Jacky Hardy pour ce beau camp. Je suis maintenant revenu extrêmement focus sur la saison 2012 qui s'est amorcée le 14 avril à Cambridge au Tour of the Battenkill.
Nous sommes arrivés à Battenkill dans l'après-midi. Une température plus que clémente nous attendait en ce milieu d'avril. Gros soleil, thermomètre frôlant les 20 degrés. Nous avons reçu nos nouveaux uniformes d'équipe. Le modèle coureur-pro-qui-aime-ça-avoir-ça-prêt-du-corps. Nos maillots sont littéralement comme des skin suit et les cuissards assez ajustés. Mais bon, on chialera pas, on voulait ça de même. En plus, le design est vraiment beau. Petite ride de reconnaissance du finish et roulage de dirt sections afin de reprendre les feelings. Ensuite, hôtel, spag bolognaise, étirements/massage, étude du parcours et dodo!
Nous étions 4 sur la ligne de départ. Lambert G., Antoine M., Brandon E., et moi-même. Nous avions établi la stratégie le matin à la table du déjeuner. Nous savions que Brandon avait de très bonnes chances de l'emporter puisque ce type de parcours lui convient bien. Ensuite, si il y avait une arrivée en petit groupe, nous pouvions aussi lancer Lambert. Malgré notre petit nombre, nous avions plus d'une carte dans notre jeu. La course part. Je tente quelques attaques pour faire le early break. Sans succès. Je reste donc dans les avant-postes du peloton avec Brandon. Jamais plus loin que 10. Mon expérience de l'an dernier m'a permis de cibler les prétendants à la victoire. J'ai noté Ben Perry de Hamilton, les 2 gars de Specialized, Nate Morse de Hot Tubes et évidemment Brandon avec qui je travaillais. Je suis à l'avant dans toutes les montées donc je ne joue pas à l'élastique à l'arrière. Autre chose que j'ai apprise l'an dernier. L'an dernier, la course s'était joué dans le passage de Carney Cassidy et de Cambridge Battenville qui sont deux sections de terre avec un relief très accentué. Je le savais, Ben le savait, Brandon le savait. Bref, tous ceux qui voulaient avoir un impact le savaient et étaient à l'avant. Au pied, train d'enfer. Brandon attaque avec Ben dans la roue. Je veux bridger, mais pas ramener le peloton. Je calme mes ardeurs et contrôle l'avant du peloton. Ben lâche et revient. Brandon creuse le trou, mais se fait vite reprendre. Il me dit qu'il a un flat. Il se laisse glisser à l'arrière. C'est très dur de revenir après un flat à Battenkil, car le support mécanique laisse à désirer. Je ne le compte plus vraiment dans les plans. Je contre-attaque immédiatement avec Ben dans la roue. On est repris. J'en remet une couche sur le 52 avec Nate dans ma roue. On creuse, mais on est repris en haut de la bosse sur une contre-attaque d'un gars de Specialized. Le peloton est toujours groupé. Ça n'avait pas roulé assez en début de course pour faire une différence dans ces passages. Nous cruisons donc jusqu'au passage de Cheese Factory. Juste avant le passage j'attaque et rentre vite dedans. Ben vient me rejoindre. On roulait vite et à bloc et je tape une grosse roche. Nous sommes repris et je constate que j'ai un flat, à 35km de l'arrivée juste comme la course s'emballait. Après quelques jurons bien placés, j'arrête sur le bord de la route et j'attend le dépannage. Il arrive 3 minutes plus tard. Ma patte de dérailleur était croche donc la roue ne sortait pas. Dépannage d'environ 10 minutes au total. Course terminée. Je rentre pénard. Au final, Brandon a réussi à remonter dans le peloton après son flat et termine 10e. Très fort. Il aurait eu les jambes pour la gagne. Lambert course une bonne course clean et termine en 19e. Ben Perry l'emporte.
Je suis déçu de mon flat, car j'étais vraiment dans le coup et j'aurais aimé me tester dans les derniers 35 km où la course s'est vraiment durcie et où il restait plusieurs difficultés. Ce n'est que partie remise. Next stop, Ste-Martine.
Cet été j'étais supposé partir 3 semaines en France chez ma Grand-mère après l'Abitibi. Je me suis dit que tant qu'à être en France pourquoi ne pas en profiter pour courser. J'ai discuté avec Régis Allais en Arizona et il m'a mis en contact avec l'équipe GSC Blagnac, à Toulouse, près de chez ma GM. Après discussions et mûres réflexions, je joindrai les rangs de cette équipe du 3 juillet au 16 août. Je partirai donc pour la France tout de suite après les Championnats canadiens. C'est une expérience que j'ai très hâte de vivre étant donné que rouler en Europe est un peu le rêve de tous les cyclistes nord-américains. J'irai tester mon niveau sur des courses européennes pour explorer d'autres types de courses. Tout cela me donne une motivation supplémentaire pour travailler dur jusqu'à mon départ. Ce sera non seulement une expérience de vélo, mais également une expérience de vie.
Les deux prochaines semaines seront consacrées à ma fin de session à l'école, après quoi je me mettrai au vélo à temps plein!
A+
Le départ pour le premier camp printanier en Arizona suivit. Un deux semaines bien intensif de longue distance dans les vallons de Tucson. Les jambes tournaient bien, la température était exceptionnelle...que demander de plus? Le camp s'est terminé avec la traditionnelle montée du Mt. Lemmon, col long de 45km à 5%. Coup de fringale, coup de pompe, pas les jambes, flat de jambes...appelez ça comme vous voulez, je fais 10 minutes plus lent que l'an dernier. Mais bon, pas de qui s'énerver parce que comme disait la grand-mère de Régis Allais, encadreur du camp et propriétaire de l'équipe française ACMEA: « Qui démarre comme un lion, ratterit comme un con! » Sages paroles, sages paroles. Je suis content de mon camp où je termine avec 1200km au compteur en 12 jours. Content des effets physiques, mais également mentaux. Le camp m'a permis de retrouver le plaisir de juste rouler. Rouler pour le plaisir. Embarquer sur le vélo et enjoy the ride. J'avais un peu perdu ce plaisir à la fin d'une mauvaise saison l'an dernier et d'un hiver de Computrainer saccadé. Merci à Pierre Hutsebaut, Gérard Louis Robert, Régis Allais et Jacky Hardy pour ce beau camp. Je suis maintenant revenu extrêmement focus sur la saison 2012 qui s'est amorcée le 14 avril à Cambridge au Tour of the Battenkill.
Nous sommes arrivés à Battenkill dans l'après-midi. Une température plus que clémente nous attendait en ce milieu d'avril. Gros soleil, thermomètre frôlant les 20 degrés. Nous avons reçu nos nouveaux uniformes d'équipe. Le modèle coureur-pro-qui-aime-ça-avoir-ça-prêt-du-corps. Nos maillots sont littéralement comme des skin suit et les cuissards assez ajustés. Mais bon, on chialera pas, on voulait ça de même. En plus, le design est vraiment beau. Petite ride de reconnaissance du finish et roulage de dirt sections afin de reprendre les feelings. Ensuite, hôtel, spag bolognaise, étirements/massage, étude du parcours et dodo!
Nous étions 4 sur la ligne de départ. Lambert G., Antoine M., Brandon E., et moi-même. Nous avions établi la stratégie le matin à la table du déjeuner. Nous savions que Brandon avait de très bonnes chances de l'emporter puisque ce type de parcours lui convient bien. Ensuite, si il y avait une arrivée en petit groupe, nous pouvions aussi lancer Lambert. Malgré notre petit nombre, nous avions plus d'une carte dans notre jeu. La course part. Je tente quelques attaques pour faire le early break. Sans succès. Je reste donc dans les avant-postes du peloton avec Brandon. Jamais plus loin que 10. Mon expérience de l'an dernier m'a permis de cibler les prétendants à la victoire. J'ai noté Ben Perry de Hamilton, les 2 gars de Specialized, Nate Morse de Hot Tubes et évidemment Brandon avec qui je travaillais. Je suis à l'avant dans toutes les montées donc je ne joue pas à l'élastique à l'arrière. Autre chose que j'ai apprise l'an dernier. L'an dernier, la course s'était joué dans le passage de Carney Cassidy et de Cambridge Battenville qui sont deux sections de terre avec un relief très accentué. Je le savais, Ben le savait, Brandon le savait. Bref, tous ceux qui voulaient avoir un impact le savaient et étaient à l'avant. Au pied, train d'enfer. Brandon attaque avec Ben dans la roue. Je veux bridger, mais pas ramener le peloton. Je calme mes ardeurs et contrôle l'avant du peloton. Ben lâche et revient. Brandon creuse le trou, mais se fait vite reprendre. Il me dit qu'il a un flat. Il se laisse glisser à l'arrière. C'est très dur de revenir après un flat à Battenkil, car le support mécanique laisse à désirer. Je ne le compte plus vraiment dans les plans. Je contre-attaque immédiatement avec Ben dans la roue. On est repris. J'en remet une couche sur le 52 avec Nate dans ma roue. On creuse, mais on est repris en haut de la bosse sur une contre-attaque d'un gars de Specialized. Le peloton est toujours groupé. Ça n'avait pas roulé assez en début de course pour faire une différence dans ces passages. Nous cruisons donc jusqu'au passage de Cheese Factory. Juste avant le passage j'attaque et rentre vite dedans. Ben vient me rejoindre. On roulait vite et à bloc et je tape une grosse roche. Nous sommes repris et je constate que j'ai un flat, à 35km de l'arrivée juste comme la course s'emballait. Après quelques jurons bien placés, j'arrête sur le bord de la route et j'attend le dépannage. Il arrive 3 minutes plus tard. Ma patte de dérailleur était croche donc la roue ne sortait pas. Dépannage d'environ 10 minutes au total. Course terminée. Je rentre pénard. Au final, Brandon a réussi à remonter dans le peloton après son flat et termine 10e. Très fort. Il aurait eu les jambes pour la gagne. Lambert course une bonne course clean et termine en 19e. Ben Perry l'emporte.
Je suis déçu de mon flat, car j'étais vraiment dans le coup et j'aurais aimé me tester dans les derniers 35 km où la course s'est vraiment durcie et où il restait plusieurs difficultés. Ce n'est que partie remise. Next stop, Ste-Martine.
Cet été j'étais supposé partir 3 semaines en France chez ma Grand-mère après l'Abitibi. Je me suis dit que tant qu'à être en France pourquoi ne pas en profiter pour courser. J'ai discuté avec Régis Allais en Arizona et il m'a mis en contact avec l'équipe GSC Blagnac, à Toulouse, près de chez ma GM. Après discussions et mûres réflexions, je joindrai les rangs de cette équipe du 3 juillet au 16 août. Je partirai donc pour la France tout de suite après les Championnats canadiens. C'est une expérience que j'ai très hâte de vivre étant donné que rouler en Europe est un peu le rêve de tous les cyclistes nord-américains. J'irai tester mon niveau sur des courses européennes pour explorer d'autres types de courses. Tout cela me donne une motivation supplémentaire pour travailler dur jusqu'à mon départ. Ce sera non seulement une expérience de vélo, mais également une expérience de vie.
Les deux prochaines semaines seront consacrées à ma fin de session à l'école, après quoi je me mettrai au vélo à temps plein!
A+
Wednesday, October 26, 2011
Mes choix pour le Cyclingnews Reader Poll
La justification de mon/mes choix sera entre parenthèses
Best male road rider
Mark Cavendish
Juan José Cobo
Cadel Evans
Philippe Gilbert (Le nombre de victoires et son panache incroyable dit tout)
Marcel Kittel
Levi Leipheimer
Tony Martin
Peter Sagan
Thomas Voeckler
Bradley Wiggins
Best female road rider
Elizabeth Armitstead
Judith Arndt
Giorgia Bronzini
Clara Hughes (Incroyable retour à la compétition et bonne tranisition du patin)
Emma Johansson
Amber Neben
Emma Pooley
Ina Teutenberg
Annemiek van Vleuten
Marianne Vos
Best rider of the year
Giorgia Bronzini
Mark Cavendish
Juan José Cobo
Cadel Evans
Philippe Gilbert (Vraiment besoin de justifications?)
Jaroslav Kulhavy
Tony Martin
Zdenek Stybar
Thomas Voeckler
Marianne Vos
Best one day race
Strade Bianche
Milan-San Remo
Dwars door Vlaanderen
Tour of Flanders-Men (Une bataille avec tous les grands. Ils se sont tous exprimés)
Tour of Flanders-Women
Paris-Roubaix
Amstel Gold Race
Clasica San Sebastian
Road Race World Championship-Junior women
Road Race World Championship-Elite men
Best stage race
Tirenno-Adriatico
Cape Epic mountain bike stage race
Giro d'Italia
Amgen Tour of California (Pas vraiment une qui m'a marqué, mais j'aime bien le ToC)
Critérium du Dauphiné
Tour de Suisse
Giro Donne
Tour de France
USA Pro Cycling Challenge
Vuelta a España
Best mountain bike male
Julien Absalon (Où est Geoff Kabush?)
Jared Graves
Aaron Gwin
Danny Hart
Jose Antonio Hermida
Jaroslav Kulhavy
Michal Prokop
Christoph Sauser
Nino Schurter
Christian Tanguy
Best mountain bike female
Anneke Beerten
Julie Bresset
Amanda Carey
Gunn-Rita Dahle Flesjaa
Annika Langvad
Tracy Moseley
Catherine Pendrel (Canadienne...)
Floriane Pugin
Emmeline Ragot
Maja Wloszczowska
Best cyclo-cross male
Niels Albert (Bon début de saison avec sa victoire au premier Superprestige, malchance en WC)
Tim Johnson
Francis Mourey
Sven Nys
Kevin Pauwels
Jeremy Powers
Zdenek Stybar
Klaas Vantornout
Bart Wellens
Todd Wells
Best cyclo-cross female
Sanne Cant
Katie Compton
Georgia Gould
Hanka Kupfernagel
Meredith Miller
Katerina Nash (Victorieuse à Tabor)
Daphny van den Brand
Sanne van Paassen
Marianne Vos
Helen Wyman
Best track male
Shane Archbold
Azizuhasni Awang
Gregory Bauge
Zach Bell
Jack Bobridge (Briser un record détenu par Boardman et considéré comme inatteignable, WOW) Sir Chris Hoy
Cameron Meyer
Shane Perkins
Jesse Sergent
Kevin Sireau
Best track female
Giorgia Bronzini
Sarah Hammer
Danielle King
Anna Meares
Olga Panarina
Victoria Pendleton
Alison Shanks
Tatsiana Sharakova
Marianne Vos
Tara Whitten (Super coureuse complète)
Best team
BMC Racing Team (Victoire au Tour et dans le coup en fin de saison avec Van Avermaet, super équipe complète)
HTC-Highroad
Liquigas-Cannondale
Omega Pharma-Lotto
Rabobank Cycling Team
Saxo Bank-Sungard
Sky Procycling
Team Europcar
Team Garmin-Cervélo
Team RadioShack
Best team bike
Garmin-Cervélo Cervélo S5
BMC Racing Team BMC Impec
Europcar Colnago C59
HTC-Highroad Specialized S-Works Venge
Leopard-Trek Trek Madone 6.9 SSL
Liquigas-Cannondale Cannondale SuperSixEvo
Omega Pharma-Lotto Canyon Aeroad CF
Rabobank Giant TCR Advanced SL
Sky Professional Cycling Team Pinarello Dogma 2 (Beauté suprême)
Vacansoleil-DCM Pro Cycling Team Ridley Noah FB
Best tech innovation
142x12mm thru-axle rear dropouts
Disc brakes for 'cross and road bikes
FSA BB386 Evo bottom bracket standard
Hydraulic shifting
Long-travel 29ers
Pedal-based power meters (Bon système pour transférer de vélos)
Ridley Noah FB integrated brake calipers
Selle Italia Monolink saddle/seatpost interface
Slack-angled cross-country mountain bikes
Specialized/Fox Racing ShoxAutoSag rear shocks
Best new product
Campagnolo electronic group (Combiner art et innovation)
Cane Creek Angleset
Cannondale Scalpel 29er
Garmin Vector power meter
Santa Cruz Blur TRc trail bike
Scott Spark RC
Shimano Ultegra Di2
Specialized S-Works Tarmac SL4 road bike
SpeedplaySzyr mountain bike pedal
Wilier Triestina Zero.7
Legend of cycling
Kurt-Asle Arvesen
Sir Chris Hoy
Carlos Sastre
Mauricio Soler (Super coureur que j'aime beaucoup, je suis triste pour ce qui lui arrive.)
Xavier Tondo
Wouter Weylandt
Biggest moment of 2011
Jack Bobridge breaks Chris Boardman’s 4000m individual pursuit world record. (Super exploit)
Matt Goss’s sprint win in Milan-San Remo.
Fabian Cancellara's dominating performance in his E3 Prijs Vlaanderen-Harelbeke victory.
Nick Nuyens triumphs at the Tour of Flanders.
Philippe Gilbert seals the Ardennes triple with his Liège-Bastogne-Liège victory over the Schleck brothers. ( 4 tonnes d'émotions en une semaine)
Leopard Trek riders and Tyler Farrar crossing the line together to honour Wouter Weylandt at the Giro d'Italia. (Très émouvant)
Johnny Hoogerland perseveres to finish the Tour de France after being launched onto a barbed-wire fence by a French television car.
Thomas Voeckler’s dogged performance at the Tour de France. (La dureté du mental)
Danny Hart's world championship-winning downhill run in pouring rain in Champery, Switzerland.
Final kilometres of Vuelta a Espana stage 17's mountaintop finish on Peña Cabarga: Chris Froome vs. Juan José Cobo.
Best rider on Twitter
Fabian Cancellara: @f_cancellara
Mark Cavendish: @MarkCavendish (Toutes les conneries qu'il peut écrire...)
Mike Creed: @Michael_Creed
Tim Johnson: @timjohnsoncx
David Millar: @millarmind
Taylor Phinney: @taylorphinney
Jeremy Powers: @JeremyPowers
Laurens Ten Dam: @laurenstendam
Helen Wyman: @CXHelen
Best non-rider on Twitter
Michele Acquarone: @micacquarone
Cycling Fans Anonymous: @cyclingfansanon
The Inner Ring: @inrng
mmmaiko: @mmmaiko
Not Pat McQuaid: @UCI_Overlord
NY Velocity: @nyvelocity
Race Radio: @TheRaceRadio
Cédric Vasseur: @cedvasseur
Jonathan Vaughters: @Vaughters (Très impliqué et passionné)
Gerard Vroomen: @gerardvroomen
Best male road rider
Mark Cavendish
Juan José Cobo
Cadel Evans
Philippe Gilbert (Le nombre de victoires et son panache incroyable dit tout)
Marcel Kittel
Levi Leipheimer
Tony Martin
Peter Sagan
Thomas Voeckler
Bradley Wiggins
Best female road rider
Elizabeth Armitstead
Judith Arndt
Giorgia Bronzini
Clara Hughes (Incroyable retour à la compétition et bonne tranisition du patin)
Emma Johansson
Amber Neben
Emma Pooley
Ina Teutenberg
Annemiek van Vleuten
Marianne Vos
Best rider of the year
Giorgia Bronzini
Mark Cavendish
Juan José Cobo
Cadel Evans
Philippe Gilbert (Vraiment besoin de justifications?)
Jaroslav Kulhavy
Tony Martin
Zdenek Stybar
Thomas Voeckler
Marianne Vos
Best one day race
Strade Bianche
Milan-San Remo
Dwars door Vlaanderen
Tour of Flanders-Men (Une bataille avec tous les grands. Ils se sont tous exprimés)
Tour of Flanders-Women
Paris-Roubaix
Amstel Gold Race
Clasica San Sebastian
Road Race World Championship-Junior women
Road Race World Championship-Elite men
Best stage race
Tirenno-Adriatico
Cape Epic mountain bike stage race
Giro d'Italia
Amgen Tour of California (Pas vraiment une qui m'a marqué, mais j'aime bien le ToC)
Critérium du Dauphiné
Tour de Suisse
Giro Donne
Tour de France
USA Pro Cycling Challenge
Vuelta a España
Best mountain bike male
Julien Absalon (Où est Geoff Kabush?)
Jared Graves
Aaron Gwin
Danny Hart
Jose Antonio Hermida
Jaroslav Kulhavy
Michal Prokop
Christoph Sauser
Nino Schurter
Christian Tanguy
Best mountain bike female
Anneke Beerten
Julie Bresset
Amanda Carey
Gunn-Rita Dahle Flesjaa
Annika Langvad
Tracy Moseley
Catherine Pendrel (Canadienne...)
Floriane Pugin
Emmeline Ragot
Maja Wloszczowska
Best cyclo-cross male
Niels Albert (Bon début de saison avec sa victoire au premier Superprestige, malchance en WC)
Tim Johnson
Francis Mourey
Sven Nys
Kevin Pauwels
Jeremy Powers
Zdenek Stybar
Klaas Vantornout
Bart Wellens
Todd Wells
Best cyclo-cross female
Sanne Cant
Katie Compton
Georgia Gould
Hanka Kupfernagel
Meredith Miller
Katerina Nash (Victorieuse à Tabor)
Daphny van den Brand
Sanne van Paassen
Marianne Vos
Helen Wyman
Best track male
Shane Archbold
Azizuhasni Awang
Gregory Bauge
Zach Bell
Jack Bobridge (Briser un record détenu par Boardman et considéré comme inatteignable, WOW) Sir Chris Hoy
Cameron Meyer
Shane Perkins
Jesse Sergent
Kevin Sireau
Best track female
Giorgia Bronzini
Sarah Hammer
Danielle King
Anna Meares
Olga Panarina
Victoria Pendleton
Alison Shanks
Tatsiana Sharakova
Marianne Vos
Tara Whitten (Super coureuse complète)
Best team
BMC Racing Team (Victoire au Tour et dans le coup en fin de saison avec Van Avermaet, super équipe complète)
HTC-Highroad
Liquigas-Cannondale
Omega Pharma-Lotto
Rabobank Cycling Team
Saxo Bank-Sungard
Sky Procycling
Team Europcar
Team Garmin-Cervélo
Team RadioShack
Best team bike
Garmin-Cervélo Cervélo S5
BMC Racing Team BMC Impec
Europcar Colnago C59
HTC-Highroad Specialized S-Works Venge
Leopard-Trek Trek Madone 6.9 SSL
Liquigas-Cannondale Cannondale SuperSixEvo
Omega Pharma-Lotto Canyon Aeroad CF
Rabobank Giant TCR Advanced SL
Sky Professional Cycling Team Pinarello Dogma 2 (Beauté suprême)
Vacansoleil-DCM Pro Cycling Team Ridley Noah FB
Best tech innovation
142x12mm thru-axle rear dropouts
Disc brakes for 'cross and road bikes
FSA BB386 Evo bottom bracket standard
Hydraulic shifting
Long-travel 29ers
Pedal-based power meters (Bon système pour transférer de vélos)
Ridley Noah FB integrated brake calipers
Selle Italia Monolink saddle/seatpost interface
Slack-angled cross-country mountain bikes
Specialized/Fox Racing ShoxAutoSag rear shocks
Best new product
Campagnolo electronic group (Combiner art et innovation)
Cane Creek Angleset
Cannondale Scalpel 29er
Garmin Vector power meter
Santa Cruz Blur TRc trail bike
Scott Spark RC
Shimano Ultegra Di2
Specialized S-Works Tarmac SL4 road bike
SpeedplaySzyr mountain bike pedal
Wilier Triestina Zero.7
Legend of cycling
Kurt-Asle Arvesen
Sir Chris Hoy
Carlos Sastre
Mauricio Soler (Super coureur que j'aime beaucoup, je suis triste pour ce qui lui arrive.)
Xavier Tondo
Wouter Weylandt
Biggest moment of 2011
Jack Bobridge breaks Chris Boardman’s 4000m individual pursuit world record. (Super exploit)
Matt Goss’s sprint win in Milan-San Remo.
Fabian Cancellara's dominating performance in his E3 Prijs Vlaanderen-Harelbeke victory.
Nick Nuyens triumphs at the Tour of Flanders.
Philippe Gilbert seals the Ardennes triple with his Liège-Bastogne-Liège victory over the Schleck brothers. ( 4 tonnes d'émotions en une semaine)
Leopard Trek riders and Tyler Farrar crossing the line together to honour Wouter Weylandt at the Giro d'Italia. (Très émouvant)
Johnny Hoogerland perseveres to finish the Tour de France after being launched onto a barbed-wire fence by a French television car.
Thomas Voeckler’s dogged performance at the Tour de France. (La dureté du mental)
Danny Hart's world championship-winning downhill run in pouring rain in Champery, Switzerland.
Final kilometres of Vuelta a Espana stage 17's mountaintop finish on Peña Cabarga: Chris Froome vs. Juan José Cobo.
Best rider on Twitter
Fabian Cancellara: @f_cancellara
Mark Cavendish: @MarkCavendish (Toutes les conneries qu'il peut écrire...)
Mike Creed: @Michael_Creed
Tim Johnson: @timjohnsoncx
David Millar: @millarmind
Taylor Phinney: @taylorphinney
Jeremy Powers: @JeremyPowers
Laurens Ten Dam: @laurenstendam
Helen Wyman: @CXHelen
Best non-rider on Twitter
Michele Acquarone: @micacquarone
Cycling Fans Anonymous: @cyclingfansanon
The Inner Ring: @inrng
mmmaiko: @mmmaiko
Not Pat McQuaid: @UCI_Overlord
NY Velocity: @nyvelocity
Race Radio: @TheRaceRadio
Cédric Vasseur: @cedvasseur
Jonathan Vaughters: @Vaughters (Très impliqué et passionné)
Gerard Vroomen: @gerardvroomen
Friday, October 21, 2011
Remerciements
On me demande comment a été ma saison.
Je ne sais pas quoi répondre. Ce fut une dure saison. Probablement la plus dure depuis mes débuts dans le vélo (sans compter toutes les courses peewee et minime à finir presque dernier). Ce fut certainement une saison où j'ai appris beaucoup de choses. J'ai appris qu'une carrière de cycliste n'arrive jamais sans embûches. Mon accident en début de saison et ma santé précaire à la fin en sont de bons exemples. Pierre m'a dit que ce n'était pas la dernière fois que je rencontrerais des problèmes et qu'absolument tous les cyclistes ont connu des moments plus durs. Ce fut une saison d'apprentissage et de transition. J'ai beaucoup de points positifs sur lesquels bâtir l'an prochain et je crois que c'est ça l'important.
J'ai faim.
J'aimerais profiter de l'occasion pour faire quelques remerciements à:
Claude Pinard, le directeur de l'équipe pour m'avoir donner l'occasion de courir en junior sous la bannière d'une équipe bien dirigée.
Les directeurs sportifs qui nous ont encadré tout au long de l'année: Chris Rozdilsky, Marc-Wayne Addison, Pat Gauthier et Audrey Lemieux.
Hughes Lapointe pour m'avoir traîné derrière sa moto avant l'Abitibi.
Les commanditaires sans qui l'équipe n'aurait probablement pas pu voir le jour: Spidertech, Powerwatts, Iberville, Samson Groupe Conseil, Argon 18, Biosteel et Cycles St-Laurent.
Pascal Choquette et l'équipe du Québec pour m'avoir permis de vivre une expérience exceptionnelle au Tour de l'Abitibi.
Mes parents, #1 fans.
Les coureurs cyclistes plus âgés qui m'ont servis de modèles: Antoine Matteau et les gars du Gaspésien, Brett Tivers, Charly Vivès, Martin Gilbert, David Veilleux, Lex Albrecht et j'en oublie c'est sûr!
Steve Bauer pour avoir chapeauté ce projet.
Mes coéquipiers sur l'équipe qui nous ont permis de vivre une première année exceptionnelle: Émile Jean, Alex Cataford, Lambert Gatineau, Joakim Albert, Alexandre Pinard et Alexandre Bourgeois.
Ma physiothérapeute, Sindy Martel pour m'avoir remis sur pied rapidement après mon accident.
Mon mécano et confident, Samir, qui fait un travail impeccable sur mon vélo et me soutient tout au long de la saison.
Les amis de chez Cycles Régis, chez qui j'vais traîner juste pour jaser.
Tous ceux qui m'ont touché de loin ou de près tout au long de la saison.
Enfin, mon entraîneur qui me supporte déjà depuis 4 ans, Pierre Hutsebaut.
À tous, je vous remercie.
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